La voix de l'Algérie a été écoutée au 1er Sommet Etats-Unis-Afrique, qui vient de se tenir dans la capitale fédérale américaine. Le Premier ministre Abdelmalek Sellal l'aura surtout signifié à ses interlocuteurs américains, dont le président Barack Obama: l'Algérie entend plus que jamais instaurer un partenariat durable et sérieux d'abord avec les pays africains, ensuite avec la première puissance mondiale dans tous les domaines, y compris dans la sécurité et la lutte contre le terrorisme.
Des entretiens très fructueux ont été dans ce sens organisés pour le Premier ministre, qui y représentait le chef de l'Etat Abdekaziz Bouteflika. Lors de ces entretiens avec les responsables américains, il s'est dégagé cette forte impression quant à la volonté de l'Algérie de fédérer les efforts de toutes les bonnes volonté pour développer durablement l'Afrique, lui assurer un avenir meilleur, et permettre à ses partenaires dont les Etats-Unis d'investir dans des secteurs potentiellement bénéfiques pour toutes les parties.
Et, dans cet élan bien caractéristique de l'Algérie, qui a toujours veillé à protéger ses intérêts et ceux de l'Afrique face aux grandes puissances, il y a également cette ''Déclaration de l'Algérie'' à ce sommet qui réaffirme que ''le partenariat devrait être renforcé pour mieux répondre aux priorités et besoins de l’Afrique".
Investissements, commerce, santé, éducation et assistance sont autant de propositions que l’Algérie avait soumis à ce sommet pour donner une dimension nouvelle et une portée lointaine à ce partenariat États-Unis-Afrique. Les domaines de coopération sont nombreux, les défis énormes et les opportunités réelles pour que l'Afrique soit aujourd'hui perçue comme un partenaire crédible, et potentiellement avantageux pour les grands investisseurs américains. Car cet intérêt soudain des Etats-Unis pour l'Afrique n'est en lui même intéressant que s'il est mis face au grand rush des investisseurs chinois dans un continent abandonné par les grands pays développés, à commencer par les Etats-Unis.
C'est dans ce contexte que les remarques et les observations de l'Algérie sont pertinentes, puisque autant l'Algérie jouit d'un grand crédit auprès des lobbies américains, autant ses potentialités économiques, minières et énergétiques sont connues des milieux industriels US.
Le grand lien dans l'unification énergétique en Afrique, est ainsi ce projet de gazoduc qui va relier les champs gaziers algériens au Nigeria, en passant par les pays sahéliens, un projet que les Américains devront soutenir et développer, en ce qu'il représente ce sentiment profond de l'Algérie que le développement humain en Afrique passe par la fin des conflits, du sous-développement et de la culture de la paix.