Le président américain Barack Obama a indiqué samedi vouloir poursuivre les frappes aériennes américaines contre les éléments de l'Etat islamique (EI) en Irak «si nécessaire», pour protéger les personnels américains.«Si nécessaire c'est ce que nous continuerons de faire», a dit M. Obama dans son allocution hebdomadaire, expliquant avoir autorisé les frappes en Irak pour protéger les personnels américains en poste dans la ville d'Erbil, dans le nord de l'Irak.
Il a également confirmé avoir autorisé un «effort humanitaire» pour venir en aide aux milliers de civils qui ont fui la ville de Sinjar face à l'avancée de l'EI. Vendredi, le Pentagone a affirmé que les forces américaines avaient procédé à de nouvelles frappes aériennes contre l'Etat islamique au nord de l'Irak, qui ont permis d'«éliminer des terroristes». Profitant des frappes américaines, les forces irakiennes et kurdes s'apprêtaient samedi à lancer une contre-offensive pour reprendre à l'Etat islamique des territoires perdus dans le nord du pays.
La semaine dernière, les insurgés de l'Etat islamique s'étaient emparés de la ville de Sinjar, située entre Mossoul et la frontière syrienne, infligeant un sérieux revers aux forces kurdes et poussant à la fuite jusqu'à 200.000 civils selon l'ONU. Sinjar, bastion de la minorité yazidie, accueillait aussi des milliers de personnes déplacées depuis le début de l'offensive des insurgés de l'EI le 9 juin.
De nombreux civils ont fui la ville dans la panique et se sont retrouvés piégés dans les montagnes désertiques environnantes, où ils risquent autant de mourir de faim et de soif que de se faire massacrer par les membres de l'EI, réputés pour leur cruauté.