La Commission européenne a décidé de renforcer son aide humanitaire vers l'Irak en débloquant cinq millions d'euros supplémentaires destinés aux populations déplacées en Irak mais l'hypothèse d'une livraison d'armes aux Kurdes opposés aux insurgés n'a pas été retenue.
Une réunion des ambassadeurs de l'UE a été organisée pour coordonner les actions en Irak, mais également en Ukraine et dans la bande de Ghaza. Elle a permis un échange de vues entre Etats membres de l'UE sur ces crises. Les ambassadeurs se sont mis d'accord pour "renforcer de toute urgence la coordination humanitaire et accéder aux populations déplacées", a indiqué dans un communiqué le service diplomatique de l'UE, mené par Catherine Ashton.
La Commission va jouer le rôle de coordinateur et un mécanisme de protection civile a été activé. Il soutient et facilite la mobilisation des services de secours pour répondre aux besoins immédiats des pays frappés par une catastrophe ou qui risquent d'en subir une. La question de la livraison d'armes est "la plus complexe et la plus sensible", souligne un expert. "Personne ne peut empêcher un Etat de livrer des armes, mais la question est de savoir s'il est opportun pour l'UE de répondre favorablement à cette demande?", souligne-t-il.
La France et l'Italie plaidaient pour une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères des 28 pour parler de la livraison éventuelle d'armements aux Kurdes irakiens opposés aux jihadistes.
Cette question est "de la responsabilité des Etats membres, c'est à eux de décider", a indiqué la commissaire en charge de l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, tout en annonçant une aide de 5 millions d'euros en faveur des personnes déplacées en Irak. L'aide de la Commission pour l'Irak s'élève désormais à un total de 17 millions d'euros en 2014.