L'instance nationale de la Zakat sera prochainement convoquée pour engager une réflexion en vue de trouver une nouvelle formule du crédit bonifié, a affirmé le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohammed Aïssa.
«Suite à la recommandation du Conseil national scientifique selon laquelle le crédit bonifié n'a pas atteint son objectif du fait du faible taux de rentabilisation des crédits accordés qui ne dépasse pas les 10%, il est nécessaire de convoquer l'instance nationale de la Zakat composée des commissions de wilaya du fonds de la Zakat afin d'engager une réflexion visant à trouver une nouvelle formule pour investir les fonds du crédit bonifié», a précisé M. Mohamed Aïssa dans une déclaration à l'APS écartant l'idée de sa suppression définitive.
Selon le Conseil national scientifique, ajoute le ministre, le crédit bonifié «ne réalise pas la justice requise. On accorde à une famille une somme de 5.000 DA pour la consommation tandis qu'on accorde à une autre 500.000 DA pour l'investissement mais qui finissent par être consommés».
Soulignant que ces Conseils «n'ont pas nié le caractère légal de ce crédit ni rejeté l'idée de supprimer l'investissement des fonds du crédit bonifié», le ministre a précisé qu'ils (conseils) ont recommandé le changement de sa formule sans toutefois écarter la possibilité de geler ce crédit pendant une année dans le cas où une nouvelle formule n'est pas proposée. Cette révision intervient suite à une demande d'explications adressée au Conseil national scientifique connu auparavant sous l'appellation d’«instance légale» relevant de la commission ministérielle chargée de la gestion du fonds de la Zakat, a-t-il affirmé.
Créé en 2003, le Fonds de la zakat n'a ouvert la porte du crédit bonifié qu'après une consultation soumise par l'instance légale qui a adopté un «Ijtihad propre» à l'Algérie, l'investissement des fonds de la Zakat constituant un sujet de discorde.