Le ministre des Affaires religieuses passe en revue plusieurs thèmes liés à son secteur

Publié par Dknews le 15-08-2014, 20h20 | 23

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa a passé en revue jeudi, dans un entretien à l'APS, une série de thèmes liés à son secteur.

Lors de cet entretien, M. Mohamed Aïssa a précisé que "la question du mufti de la République est toujours d'actualité et va dans le sens de la proposition appelant à créer une académie" soulignant que la fatwa (décret religieux) "ne doit pas être limitée à une personnalité indépendante qui émet des fatwas et impose son avis religieux aux Algériens".

Il a évoqué la possibilité de soumettre à la présidence de la République des "modifications"concernant cette proposition pour créer "une académie qui regroupera des représentants des conseils scientifiques de wilayas et qui sera élargie aux experts et spécialistes dans différents domaines dont des astronomes, des médecins, des psychologues et des sociologues". 

Le ministre a, par ailleurs, annoncé que l'instance nationale de la Zakat sera prochainement convoquée pour engager une réflexion en vue de trouver une nouvelle formule du crédit bonifié, et ce, suite à la recommandation du Conseil national scientifique selon laquelle le crédit bonifié n'a pas atteint son objectif du fait du "faible taux de rentabilisation des crédits accordés qui ne dépasse pas les 10%", a-t-il dit. 

D'autre part, le ministre a souligné le rôle que joue la mosquée face aux pratiques visant à créer des minorités religieuses pour les non musulmans en Algérie estimant que le danger de la pratique d'un culte non musulman en Algérie "ne réside pas dans la religion elle même mais plutôt dans le prolongement pouvant atteindre des institutions d'influence étrangères qui peuvent interférer pour créer des minorités en Algérie". 

Il a insisté sur le rôle de la mosquée qui, a-t-il dit, doit "protéger les Algériens et les sensibiliser à ce danger, d'autant qu'un dialogue est ouvert sur la nature des mouvements religieux activant en Algérie, en Afrique et en Amérique Latine: sont-ils chrétiens ou juifs ou des sectes juives ou chrétiennes". 
Pour ce qui est de la formation des imams, Mohamed Aïssa, a affirmé que l'Algérie assurait une formation spécialisée d'imams au profit de ses jeunes et des jeunes des pays du Sahel "loin de tout tapage médiatique" et ne se contente pas seulement d'organiser des stages de deux à trois semaines.

Il a précisé que la formation se faisait sur la base du niveau d'instruction du candidat et de sa capacité à réciter le Coran, rappelant que l'Algérie recevait des demandes de formation d'imams de plusieurs pays dont la Turquie et la Malaisie.  S'agissant de l'organisation de la saison du Hadj, M. Mohamed Aïssa a affirmé que son département oeuvrait "progressivement" à permettre à l'Office national du hadj et de la omra (ONHO) de superviser l'ensemble des agences chargées de l'organisation de cette opération sous l'égide, a-t-il dit, du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. 

Il a, à ce titre, affiché son optimisme quant à la hausse du nombre d'agences de tourisme chargées de l'organisation de cette opération estimant que cela ne fera qu"'optimiser les choix" devant les citoyens concernés par le hadj. Le ministre a fait savoir que l'ONHO est chargé de 16.000 hadji sur plus de 28.000 au total.