Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) ont clôturé hier à Bruxelles leur sommet par un appel en direction des voisins de la Libye et d'autres pays de la région à soutenir un cessez-le-feu immédiat dans ce pays.
Selon un communiqué rendu public, le sommet a mis l'accent sur l'importance de "soutenir l'arrêt immédiat des hostilités" en Libye et de ne pas s'engager dans "les actions susceptibles d'exacerber les divisions existantes et miner la transition" dans ce pays, en proie à des combats meurtriers entre milices rivales depuis la mi-juillet.
L'UE appelle également le gouvernement par intérim et la Chambre des représentants de Libye à former d'urgence un gouvernement vraiment inclusif et capable de répondre aux aspirations du peuple libyen.
Le sommet a vivement condamné, en outre, l'escalade de violences en Libye, notamment les attaques visant des quartiers résidentiels, des institutions publiques et des infrastructures essentielles.
Les chefs d'Etat de l'UE ont demandé à tous les belligérants libyens de favoriser un cessez-le-feu et à préparer une paix négociée afin de mettre fin aux souffrances des populations. Depuis la chute de l'ancien régime en 2011, les autorités transitoires ne sont pas parvenues à rétablir l'ordre et la sécurité dans le pays.