Soixantes pour cent des avions de la compagnie aérienne Air France sont restés cloués au sol mardi au deuxième jour d'une grève des pilotes, a indiqué une source aéroportuaire.
«La grève entamée lundi a été massivement suivie», 60% selon la direction, 75% selon le (SNPL AF Alpa), syndicat majoritaire à l'origine d'un appel à la grève reconductible jusqu'au 22 septembre.
La compagnie a précisé avoir envoyé 600.000 messages et SMS pour avertir les passagers.
«La totalité des passagers touchés par la grève ont été prévenus en amont, par SMS», a confirmé une source aéroportuaire, citée par la presse.
La situation dans les aéroports parisiens devait être «plus ou moins semblable» à celle de lundi, avec de fortes perturbations mais «pas d'annulations à chaud» et donc «pas de mouvements de passagers en colère».Face à cette situation, Air France a recommandé aux clients ayant un vol d'ici au 22 de «reporter leur voyage ou changer leur billet sans frais».
Un mouvement d'une semaine serait le plus long conflit mené par des pilotes d'Air France (groupe Air France-KLM) depuis 1998. Air France a tenté de rassurer sur son projet de développement de sa filiale à bas coût, cause du mouvement de protestation, en mettant une première proposition sur la table.
Les dirigeants du groupe se sont longuement entretenus lundi soir avec ceux du syndicat SNPL. Un mouvement d'une semaine serait le plus long conflit mené par des pilotes d'Air France (groupe Air France-KLM) depuis 1998. La direction évalue son coût de «10 à 15 millions» d'euros par jour.
Pour rassurer les pilotes, le PDG de la compagnie, M. Frédéric Gagey a affirmé sur la radio Europe 1 que son projet «n'est sûrement pas de remplacer Air France par Transavia».
Il s'est agit, selon lui, «de compléter l'ensemble des outils d'Air France pour attaquer un nouveau marché, qui est le marché loisirs, en développant Transavia».Pour reconquérir les lignes concurrencées par les compagnies low cost (Ryanair, easyJet), le groupe souhaite aussi ouvrir de nouvelles bases en Europe dès 2015, avec des pilotes sous «contrat local».ONU-famine