Lycée d'Ain Azel (Sétif) - Grogne des enseignants : Une rentrée scolaire perturbée

Publié par Azzedine Tiouri le 16-09-2014, 17h12 | 637

A peine la rentrée scolaire effectuée que les enseignants du lycée Mohamed Baitiche d'Ain Azel, chef lieu de daïra, située à une cinquantaine de km, au sud,  du chef lieu de wilaya Sétif, annoncent la couleur en observant un débrayage depuis déjà deux jours.

Dans leur plate-forme de revendications, les grévistes dénoncent les conditions lamentables de travail, qu'ils décrivent comme désastreux, le sureffectif des élèves dans les salles de classes depuis cette rentrée scolaire, ainsi que l'absence de la désignation d'un nouveau directeur pour l'établissement et de l'encadrement administratif et éducatif.

Dans un communiqué, les protestataires soulignent que la situation va de mal en pis à la lumière des graves lacunes enregistrées dans le lycée, considérées des plus importantes dans toute la région. L'absence, indiquent-ils, de la nomination et l'installation d'un nouveau chef d'établissement pour remplace l'ancien, muté ailleurs, a rendu les choses plus difficiles et complexes dans la gestion administrative et pédagogique.

Cette lacune n'a pas permis l'installation d'un conseiller pédagogique, sans compter le manque flagrant dans le corps des adjoints d'éducation. Toutes ces lacunes et ces problèmes n'ont fait qu'aggraver la situation et se sont répercutés sur le surnombre des effectifs dans les classes en ce début d'année scolaire, ajoutent les grévistes.

Par manque d'établissements du secondaire dans la région, ce lycée compte une surpopulation avec un effectif de 1 350 élèves, rendant la tache plus difficile pour gérer dans de bonnes conditions cet important effectif des élèves.

Les contestataires insistent sur le manque d'entretien de l'établissement, notamment dans les salles de classes et les toilettes qui souffrent d'une situation catastrophique. Contrairement à la grande majorité des autres lycées, celui d'Ain Azel n'a pas subi de restauration, ni d'entretien ou de réparation durant les vacances scolaires, concluent-ils.