Le gouvernement syrien et l'opposition doivent trouver un compromis pour mettre fin au conflit qui fait rage depuis trois ans et demi, a affirmé mardi le président de la Commission d'enquête internationale sur la Syrie, le Brésilien Paulo Sergio Pinheiro.
"Le conflit syrien ne se réglera pas sur le champ de bataille", a déclaré M. Pinheiro devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies à Genève, en Suisse.Estimant que le conflit a atteint un "moment critique", il a souligné que "l'émergence de l'Etat islamique (EI) renforce la nécessité pour le gouvernement et les principaux mouvements de l'opposition de trouver un terrain commun et de s'engager à faire des compromis pour un règlement politique".
Le président de la Commission d'enquête internationale sur la Syrie a dénoncé une nouvelle fois l'inaction de la communauté internationale qui "a permis aux parties en conflit d'agir dans l'impunité et a nourri la violence qui a consumé la Syrie. Le plus récent bénéficiaire est l'EI". Les éléments de l'EI contrôlent de vastes régions en Syrie et en Irak. Ce groupe est responsable de violences et d'exactions commises notamment à l'encontre de civils et des minorités ethniques.
La Commission d'enquête a soumis au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU douze témoignages de victimes récemment rassemblés sur les 3.200 qu'elle a recueillis pour ses travaux.
Le conflit en Syrie, qui a débuté en mars 2011, a fait plus de 191.000 morts selon l'ONU.