Assurances : Moins de 5% des activités commerciales sont assurées en Algérie

Publié par DK News le 17-09-2014, 18h54 | 58

Taux de pénétration du marché de la branche «assurances des activités commerciales» en Algérie est très en-dessous des potentialités existantes, ont indiqué mercredi à Alger des assureurs qui estiment à 2 à 5% le taux des opérateurs qui assurent leurs activités commerciales.

En termes de valeur, les assurances des activités commerciales ne représentent qu’un montant de 80 millions de DA sur un marché global estimé à plus de 4 milliards de DA, a souligné Abdelkader Leghlam, sous directeur risques entreprises à Alliances Assurances lors d’une conférence de presse organisée par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Des représentants de plusieurs compagnies d’assurances, publiques et privées, ont regretté le manque d'intérêt des commerçants d’assurer leurs activités, ce qui fait que les capacités du marché sont très peu exploitées.

Selon Mahfoudh Ziane Bouziane, chef de division des risques des particuliers et de professionnels à la Société nationale d’Assurance (SAA), les commerçants algériens n’accordent pas beaucoup d’importance à l’assurance de leur activité. D’après lui, sur un ensemble de 1,6 million de commerçants exerçants sur le territoire national, seulement 5% ont assuré leurs activités.
Les professionnels expliquent cela par le manque de conscience chez les commerçants, ce qui fait qu’en cas de dégâts et catastrophes, l’Etat seul prend en charge leur indemnisation.

«La notion du risque fait défaut chez les commerçants algériens. Ils ne se rendent pas compte des risques qui guettent leurs activités», déplore Abdelmalek Ben Laribi, représentant de la SAA. Selon ce responsable, beaucoup d’efforts avaient été consentis pour encourager ces commerçants à souscrire des polices d'assurance à travers notamment la signature de conventions entre les compagnies et des associations de professionnelles, leur accordant des réductions importantes sur la souscription.

«Mais ces efforts restent insuffisants et les résultants sont insignifiants par rapport à la capacité du marché», a dit encore M. Ben Laribi. Interrogé sur l’éventualité de rendre obligatoire cette assurance pour les commerçants et l’impact qu’elle pourra apporter en terme d’augmentation du chiffre d’affaires de la branche, M. Djamel Belabad, représentant de l’Algérienne des assurances (2A), a estimé que «l’obligation n’est pas la solution, il faut plutôt sensibiliser ces commençants».

En Algérie, la souscription des professionnels à l’assurance CAT-NAT (catastrophe naturelles) est obligatoire uniquement pour le secteur public (ordonnance n°90-07 du 26 août 1995).De son côté, le secrétaire général de l’UGCAA, Salah Souilah a invité tous ses adhérents à la souscription aux assurances pour ce qu’elles représentent d’intérêt économique, social et préventif.
L’association £uvre dans ce cadre à sensibiliser les commerçants à travers des journées d’information, des conférences et activités dans toutes les régions du pays.