Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a assuré hier à Alger que les améliorations qui seront introduites sur la loi sur l’investissement «ne toucheront pas les grands principes sur l’investissement comme la règle 49/51%».
Le Premier ministre a indiqué que le gouvernement «étudie actuellement le code des investissements afin d’introduire de nouvelles améliorations en vue d’offrir aux investisseurs davantage de facilitations tout en limitant les obstacles auxquels ils sont confrontés».
Le Premier ministre a assuré que ces amendements escomptés «n’affecteront pas les principes fondamentaux régissant l’investissement en Algérie à l’instar de la règle 49/51%», ajoutant que le gouvernement «n’abandonnera pas ce principe».
M. Sellal a aussi renouvelé l’engagement du gouvernement «à poursuivre sa quête d’améliorer la situation dans le cadre de la concertation et de la compréhension avec tous les acteurs et les partenaires socio-économiques».
L'abrogation de l'article 87-bis à partir du 1er janvier 2015
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a annoncé hier à Alger que l'abrogation de l'article 87-bis de la loi 90-11 relative aux relations de travail entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2015.
«La décision d'abroger l'article 87-bis de la loi 90-11 relative aux relations de travail sera appliquée à partir du 1er janvier 2015 et concernera en premier lieu la classe défavorisée», a indiqué M. Sellal à l'ouverture des travaux de la tripartite (gouvernement-syndicat-patronat).
Il a souligné que «les autres classes seront touchées progressivement» pour ne pas, a-t-il dit, «impacter négativement le budget de fonctionnement de l'Etat et l'économie nationale».
L'article 87 bis de la loi 90-11 sur les relations de travail, dispose que le Salaire national minimum garanti (SNMG) comprend le salaire de base, les indemnités et les primes, à l'exclusion des indemnités versées au titre de remboursement de frais engagés par le travailleur.
Le plan quinquennal 2015-2019 sera soumis au Conseil des ministres fin 2014 pour adoption
Le plan quinquennal 2015-2019, auquel l’Etat a alloué une enveloppe de 262 milliards de dollars, sera soumis au Conseil des ministres pour adoption avant la fin de l’année en cours, a annoncé le Premier ministre Abdelmalek Sellal, lors de la 17e réunion gouvernement-UGTA-patronat.
Ce plan d’investissement, élaboré sur la base de prévisions solides, devrait porter la croissance économique de l’Algérie à 7% en 2019, a précisé M. Sellal.
L’élaboration de ce programme a aussi tenu compte des prévisions des prix de pétrole dans les cinq prochaines années.
«Nous avons établi trois hypothèses, et nous avons choisi la plus optimiste mais c’est un choix qui a été fait sur des bases réalistes. Nous ne dirigeons pas vers des horizons inconnus», a-t-il répondu aux «partisans de la critique destructive» qui, selon lui, sèment une «ambiance de pessimisme» sur l’avenir de l’Algérie en fustigeant toutes les actions économiques du gouvernement.
«L’avenir de l’Algérie n’est pas hypothéqué. Nous devons réussir notre transition économique. Cela ne signifie pas que nous allons vers un libéralisme à outrance. Il faut que l’économie crée des richesses mais en parallèle elle doit préserver l’aspect social», a-t-il ajouté à ce propos.
Le soutien de l'Etat aux jeunes diplômés créateurs d'entreprises se poursuivra
Le gouvernement s'engage à poursuivre davantage son soutien aux jeunes diplômés créateurs d'entreprises, a affirmé hier à Alger le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
«Nous allons, de plus en plus, soutenir les jeunes diplômés notamment ceux qui investissent dans l'économie du savoir à travers la création de startups», a indiqué M. Sellal à l'ouverture des travaux de la tripartite (gouvernement-syndicat-patronat).
Le Premier ministre a, à cette occasion, appelé à «mieux» prendre en charge les jeunes entrepreneurs bénéficiaires des différents dispositifs d'aide de l'Etat, car, a-t-il constaté, ils sont «mal accompagnés» dans la création de leur entreprise.
M. Sellal a affirmé, par ailleurs, que les jeunes entrepreneurs bénéficiaires de l'aide de l'Etat «remboursent» régulièrement le crédit bancaire qui leur a été octroyé.
Certains disent que ces jeunes ne remboursent pas leur crédit, mais l'ABEF (Association des banques et des établissements financiers) affirme le contraire, a-t-il soutenu.
La répartition des richesses doit être équitable, les subventions seront maintenues
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a indiqué jhier à Alger que la répartition des richesses «doit être équitable», affirmant que la politique des subventions des produits de large consommation sera maintenue par l’Etat pour «soutenir les classes défavorisées».
«La répartition des richesses doit être équitable : c’est le serment du président de la République quand il s’est présenté à l'élection présidentielle et aussi celui des martyrs», a déclaré M. Sellal à l’ouverture des travaux de la 17e rencontre tripartite réunissant le gouvernement, l'UGTA et le patronat.
Le Premier ministre a, à ce titre, relevé que 30% du PIB de l’Algérie, soit environ 60 milliards de dollars sont orientés annuellement aux transferts sociaux.