Skikda : Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr préside l'achèvement de la lecture de l'ouvrage "Sahih El-Boukhari"

Publié par DK NEWS le 26-05-2024, 14h01 | 5

Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr, Cheikh  Mohamed Mamoune El Kacimi El Hoceini, a présidé samedi à la zaouïa Sanhadjia de Skikda l'achèvement de la lecture de Sahih El-Boukhari et inauguré une extension de cette zaouïa relevant de la commune de Ben Azzouz.

Dans son allocution à la salle de prière de la zaouïa, M. Mohamed El Kacimi a considéré que la lecture de Sahih El-Boukhari (prestigieux recueil de hadiths authentiques) "est une louable tradition perpétuée par les zaouïas et les mosquées du pays depuis des siècles y compris sous l’occupation française en dépit des restrictions qui étaient imposées alors aux mosquées et zaouïas".

L’intervenant a également relevé que "les zaouïas ont une grande importance au sein de la société algérienne car consacrant leurs efforts à la diffusion des valeurs et principes de l’Islam, à la préservation du référent religieux, à la consolidation de l’unité nationale, à la protection de la société, et à l’éducation spirituelle et aux réunions de Dhikr (invocation)", soulignant à ce propos que "la zaouïa Sanhadjia est un bon exemple des institutions de rayonnement coranique à travers le pays".

Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr a inauguré au cours de sa visite l’extension interne de cette zaouïa qui a vu la réalisation de quatre nouvelles pièces pour 60 lits s’ajoutant aux 10 autres pièces d’une capacité de 80 lits.

Cette zaouïa, dirigée par cheikh Mohamed Salah Boussehaba, chef du département des chairs scientifiques auprès de Djamaâ El-Djazaïr, occupe un terrain de deux hectares, dispose d’une salle de prière pour 400 fidèles et un internat et accueille 50 étudiants de plusieurs wilayas âgés de 15 à 25 ans qui suivent des cours en Sciences de la charia, a indiqué à l’APS Khaled Benali, secrétaire général de la zaouïa.

L’encadrement de cette institution religieuse est assuré par des cheikhs de plusieurs wilayas du pays dont cheikh Boussehaba, a-t-on indiqué.

L’appellation de la zaouïa vient du toponyme Sanhadja de la localité relevant de la commune de Ben Azzouz.

Elle est traditionnellement liée à la confrérie Rahmania qui comptait quatre zaouïas dans la région de Ben Azzouz qui furent détruites par l’occupation française, a-t-on indiqué à l’occasion.