Crash du AH 5017 au Mali : «pas de piste privilégiée» pour l'instant

Publié par DK News le 20-09-2014, 18h30 | 36

L'enquête relative au crash de l'avion affrété par la compagnie Air Algérie le 24 juillet au Mali n'a pas permis pour l'instant de parvenir à «une piste privilégiée» expliquant l'accident, a indiqué samedi le Bureau français d'enquêtes et d'analyses (BEA).

«Pour l'instant, il n'y a pas de piste privilégiée», a déclaré BernardBoudeille, un responsable du BEA, en présentant à Bamako un premier rapport d'enquête sur l'accident, qui avait fait 116 morts, dont 6 Algériens et 54 Français.

«Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste» dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu'à présent, a souligné M. Boudeille, cité par l'agence AFP.L'appareil, qui devait relier Ouagadougou à Alger, s'est écrasé dans le nord du Mali environ 32 minutes après son décollage avec 116 passagers et membres d'équipage à son bord, qui ont tous péri.

L'enregistreur des conversations dans le cockpit ne fonctionnait pas normalement et «ne permet pas de comprendre les messages» échangés au sein de l'équipage, a précisé le même responsable.
L'enregistreur des données de vol montre, quant à lui, que l'appareil a été victime d'une «chute brutale» après un  «ralentissement de ses moteurs» à son altitude de croisière, a-t-il dit.
Les systèmes de pilotage automatique de l'avion avaient été «déconnectés sans qu'il soit possible de dire si cette déconnection a résulté d'un automatisme de l'avion ou d'une manoeuvre volontaire ou involontaire de l'équipage», a expliqué l'expert.

«L'équipage était-il fatigué? Non», a, en outre, relevé le responsable du BEA, ajoutant que cet équipage «avait une expérience africaine».Le BEA qui a été chargé par les autorités maliennes de mener l'enquête technique, avait indiqué le 7 août dernier que l'avion, un McDonnell Douglas MD-83 affrété par Air Algérie, avait été pulvérisé à son impact au sol après avoir perdu de la vitesse et viré à gauche pour une raison indéterminée alors qu'il traversait une zone orageuse.

Le BEA mène une enquête technique destinée à améliorer la sécurité aérienne. Les responsabilités pénales sont du ressort de la Justice: trois enquêtes ont été ouvertes, au Mali, en France et au Burkina Faso.