Révision de la constitution : Le processus sera accéléré

Publié par Walid B. le 25-09-2014, 20h10 | 59

Les partis politiques qui avait répondu favorablement à l'invitation  de la présidence de la République dans le cadre des concertations autour du projet de révision de la Constitution, veulent accélérer la finalisation du processus pour qu'il soit mené à son terme.

Récemment, le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, a déclaré que le projet de révision de la Constitution sera bientôt devant les deux chambres du Parlement pour adoption, selon lui, la prochaine révision de la Constitution introduira un « nouveau style » dans la gestion des affaires de l'État, précisant que le président de la République prévoit de concéder certaines de ses prérogatives au Parlement.

De son côté, Saïd Bouhadja, chargé de Communication au parti, a indiqué que les concertations qui ont été menées sour l'égide du directeur de cabinet à la Présidence, Ahmled Ouyahia, s'inscrivaient dans le cadre du processus de mise en œuvre des promesses faites par le président Bouteflika dans son programme électoral, plébiscité à la majorité par le peuple le 17 avril dernier.

Il a précisé qu'un amendement consensuel de la Constitution tel que voulu par le président Bouteflika, est désormais une priorité afin de s'adapter aux développements survenus sur la scène internationale, consacrer la pratique démocratique et instaurer l'Etat de droit qui garantit la protection des droits individuels et collectifs de tous les citoyens.

Partant de ce principe, l'opposition est appelée à adhérer à la volonté du peuple qui avait choisi le programme du président Bouteflika, car la prochaine étape exige, a-t-il dit, la contribution de tous à l'édification de l'Etat de droit.

Même son de cloche chez le Rassemblement national démocratique (RND), pour qui l'amendement de la Constitution est un couronnement des réformes engagées par le président de la République.

Les partis politiques, les acteurs de la société civile et les personnalités nationales sont appelés à apporter leur contribution pour dégager le consensus politique escompté que souhaite atteindre le chef de l'Etat.

L'acheminement pris par le projet de révision dénote, selon de nombreux observateurs, le souci du président de la République d'associer la classe politique à cette démarche en vue de consolider la démocratie participative et parvenir à une Constitution qui garantisse notamment la consolidation du rôle de l'opposition et consacre le principe de séparation des pouvoirs.

Dans ce contexte, ils ont mis en exergue l'importance de cet amendement en adaptant la Constitution du pays aux évolutions en cours au sein de la société algérienne.

Au total, 114 rencontres ont été organisées avec des partenaires politiques et sociaux et une trentaine de contributions écrites reçues dans le cadre des consultations autour du projet de révision constitutionnelle.

Cela reflète la volonté du président de la République d'aboutir à un consensus le plus large possible sur le projet de révision constitutionnelle, une démarche qui s'inscrit dans le cadre de la poursuite du processus des réformes politiques, visant à adapter la loi fondamentale du pays aux exigences constitutionnelles suscitées par l'évolution rapide de notre société et les mutations profondes actuellement en cours.

L'objectif est de renforcer, entre autres, la séparation des pouvoirs, de conforter l'indépendance de la justice et le rôle du Parlement, d'affirmer la place et les droits de l'opposition et de garantir les droits et libertés des citoyens.