Lutte contre le terrorisme: Toute la détermination de l’Algérie

Publié par Kamel Cherif le 26-09-2014, 19h23 | 136

L'assassinat de l'otage français, Hervé Pierre Gourdel, par un groupe terroriste, conforte l'Algérie dans sa position et renforce sa détermination de poursuivre la lutte antiterroriste avec l'impérative nécessité de conjuguer les efforts de tous pour éradiquer ce phénomène.

Dans les années 90, lorsque l'Algérie était confrontée seule contre le terrorisme, les autorités du pays n'avaient eu de cesse de mettre en garde la communauté internationale et de multiplier les appels pour unir les efforts de tous contre un phénomène transnational qui peut frapper en tous lieux et en tout moment.

Le terrorisme n'a pas de frontières. En témoignent les spectaculaires et sanglants attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d'Amérique, suivis pas d'autres à travers les capitales occidentales, notamment Londres et Madrid.

En plus de la conjugaison des efforts de tous pour mener une lutte efficace contre le terrorisme, l'Algérie a été le premier pays à exiger avec insistance la criminalisation du paiement des rançons aux terroristes.

Par cet acte, l'Algérie entend tarir les sources de financement du terrorisme, sachant que les rançons payées en catimini par certains pays, ont servi au terrorisme de se renforcer et de se redéployer d'autant plus que ce phénomène est de mèche avec  les narcotrafiquants et autres trafiquants d'armes.

En ce sens, l'Algérie a identifié de manière claire les mécanismes et outils à même d'éradiquer ce phénomène. En s'opposant à l'immixtion dans les affaires internes des pays et en appelant au respect de la souveraineté des pays, l'Algérie privilégie plutôt la politique du dialogue et de la réconciliation. C'est le cas au Mali et en Libye où les initiatives algériennes vont dans le sens du dialogue et non de la confrontation, sachant que la violence engendre la violence.

Or, la position de l'Algérie continue de déranger, sinon comment expliquer l'attentat terroriste commis en Kabylie et ayant coûté la vie au ressortissant français. Il s'agit en fait d'un acte similaire à l'attaque contre la base gazière de Tiguentourine en 2013.

A l'époque, un groupe terroriste multinational avait attaqué cette base qui est le poumon de l'économie algérienne. Cette année aussi, des criminels se réclamant d'une organisation internationale se sont attaqués à l'Algérie à travers l'exécution d'un touriste français.

Un acte qui apporte de l'eau au moulin de l'Algérie qui a de tout temps affirmé que le terrorisme est transnational. Un acte qui renforce aussi la détermination de l'Algérie de renforcer sa lutte contre le terrorisme d'autant plus que le pays est entouré du brasier malien et libyen !

Et c'est à juste titre que le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a présidé, la semaine dernière, une réunion au sommet sur la sécurité aux frontières du pays. Il s'agit d'un message et d'une mise en garde à l'endroit des ennemis de l'Algérie qu’ils tentent de déstabiliser par tous les moyens.