L'Initiative des pays voisins en faveur d'une solution politique et pacifique en Libye ne cesse de gagner du terrain et l'adhésion de la communauté internationale. Il s'agit d'une Initiative purement et exclusivement algérienne, initiée par l'Algérie le mois de mai dernier, en marge de la réunion ministérielle des pays Non-alignés (PNA) qui s'était tenue à Alger.
En marge de cette réunion, l'Algérie avait eu l'ingénieuse idée de profiter de la présence des pays voisins de la Libye et de les réunir dans le cadre de ce qui est appelé aujourd'hui l'Initiative des pays voisins de la Libye.
Cette Initiative en est déjà a sa quatrième réunion. Elle n'est pas restée une affaire sans suite. Au contraire, la cinquième réunion du genre devrait se tenir en octobre à Alger avec la présence des protagonistes libyens.
Cette Initiative comporte deux volets, le premier est politique et consiste à réunir les différentes parties pour s'asseoir autour d'une même table. Il s'agit en fait de réconcilier les Libyens entre eux. L'Algérie le fait actuellement avec les Maliens qui poursuivent leurs discussions à Alger dans le cadre d'un dialogue inclusif. A l'évidence, c'est l'Algérie qui est le chef de file de ce dialogue qui a débuté en juillet.
Le deuxième volet de l'Initiative de l'Algérie est d'ordre militaire. Il consiste à coordonner et conjuguer les efforts des pays voisins de la Libye dans le but de sécuriser les frontières. Si chaque pays surveille avec rigueur ses frontières, il aidera la Libye à mieux contrôler toutes les armes qui circulent sur son vaste territoire.
L'objectif est de récupérer le maximum d'armes qui prolifèrent depuis la chute du régime d'El Gueddafi mais aussi après l'intervention des forces de l'OTAN.L'Initiative de l'Algérie continue ainsi son bonhomme de chemin dans la mesure où elle est soutenue par les Nations unies, l'Union africaine, l'Union européenne et plusieurs pays dont les Etats-Unis d'Amérique.
A travers cette Initiative, l'Algérie veut éviter une autre intervention militaire en Libye, comme cela s'était fait avec les forces de l'Otan qui étaient intervenues contre le régime d'El Gueddafi, au nom de la démocratie.
Aujourd'hui, les forces de l'Otan se sont retirées et ont laissé derrière elles un pays en proie à des violences qui menacent l'intégrité territoriale de la Libye.En somme, la position de l'Algérie aura fini par triompher puisque l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, l'Espagnol Leon Bernardino ainsi que l'Envoyé spécial de l'Italie pour la Libye, Giuseppe Buccino Grimaldi soutiennent l'Initiative de l'Algérie et ont fait part de leur souhait de coordonner leurs actions avec l'Algérie.
Les différentes parties libyennes ont également sollicité l'Algérie et le président de la République Abdelaziz Bouteflika pour mener des actions de dialogue et de réconciliation entre Libyens, loin de toute ingérence militaire. C'est en définitive la position de l'Algérie qui a fini par triompher, à savoir la voie du dialogue et de la sagesse qui l'emporte sur la violence.