M. Bouchouareb présente à Istanbul la nouvelle stratégie de développement industriel

Publié par DK News le 28-09-2014, 20h25 | 53

Le ministre de l'Industrie et des mines, M. Abdesselam = Bouchouareb, a présenté dimanche à Istanbul les principaux axes et objectifs  de la nouvelle stratégie de développement industriel de l'Algérie.

M. Bouchouareb a affirmé que le projet de relance  industrielle en Algérie était essentiellement destiné à "moderniser, harmoniser  et intégrer le tissu industriel national et de le porter aux standards internationaux  d'excellence et de compétitivité".

La gouvernance des entreprises figure parmi les axes de ce nouveau projet  à travers des actions d'incitation, de régulation et d'organisation ainsi que  d'une adaptation de la réglementation en cours, a indiqué le ministre.

La nouvelle approche des pouvoirs publics en matière de relance et de  développement industriel porte également sur la promotion de l'économie numérique,  la mise en place d'instruments et modes de financements flexibles et modernes  et l'encouragement de l'excellence et de l'innovation.  Il s'agit aussi de faciliter la création des entreprises, d'améliorer  l'attractivité de l'Algérie pour les investisseurs étrangers et d'encourager  la délocalisation d'entreprises internationales de référence vers l'Algérie,  a précisé M. Bouchouareb.

  A cet effet, une dizaine de secteurs "à fortes synergies" sont identifiés  pour la mise en oeuvre de cette nouvelle politique à savoir l'industrie automobile  et mécanique, la pharmacie et l'industrie chimique et pétrochimique, le traitement  de l'eau et l'environnement, l'industrie agroalimentaire, le transport ferroviaire,  l'industrie textile et le BTPH, a expliqué M. Bouchouareb devant les participants  au Forum.

"L'Algérie présente toutes les caractéristiques pour figurer dans un  horizon proche parmi les pays émergents et le rôle de l'industrie est de donner = corps à cette ambition", a-t-il souligné à ce propos, rappelant, au passage,  de l'objectif fixé par les autorités algériennes d'atteindre une croissance  économique de 7% d'ici 2019.

Evoquant, en outre, la restructuration du secteur public marchand, le  ministre a affirmé que cette action "est lourde avec un choix résolu pour l'autonomisation  des entreprises et l'encouragement de l'initiative et de l'innovation".  Dans cette optique, les entreprises publiques sont organisées par filières  en groupes industriels favorisant ainsi "les synergies et les complémentarités",  a noté M. ouchouareb. 

Selon le ministre, cette restructuration intervient suite à un processus  d'assainissement à la faveur duquel les entreprises publiques seront désormais  en mesure de nouer des partenariats.
"Notre objectif est de permettre à ces entreprises d'atteindre la taille  critique pour l'avantage concurrentiel et, aussi, avoir la flexibilité et la  réactivité pour s'adapter au changement", a-t-il précisé.
        
Le partenariat énergétique pour stimuler le développement industriel

Cette réforme inclut "une modulation des avantages accordés en  fonction des politiques de l'Etat, un encouragement de l'investissement étranger  ainsi qu'une facilitation et un accompagnement des investisseurs", a-t-il expliqué. 

Dans le même contexte, le principe du 51/49% lié à l’investissement  étranger a été maintenu et élargi au commerce de gros et de détail, a ajouté  le ministre.  Par ailleurs, il a relevé que l'Europe, qui n'a jamais souffert  de rupture d'approvisionnement venant de l'Algérie, apprécie le pays à sa juste  valeur "comme une source fiable et de fort potentiel", exprimant son souhait  pour que ce partenariat énergétique "soit le déclencheur d'une nouvelle dynamique  qui ouvrira de réelles perspectives stratégiques à l'industrie algérienne tout  en stimulant le développement scientifique et technologique".  

Le sommet régional (Europe, la région MENA et Eurasie) du Forum économique  mondial, qui a ouvert ses travaux dimanche à Istanbul, se déroule en présence  d'un millier de participants parmi les représentants des gouvernements, les  milieux d'affaires et de la société civile de plusieurs pays d'Europe, du Moyen-Orient,  de l'Afrique du Nord et de l'Asie centrale. 

Cette rencontre de deux jours est axée sur quatre thématiques principales:  l'avenir de la région et la prochaine présidence du G20 par la Turquie, les  dynamiques de changement de l'énergie dans la région, de la construction d'entreprises  et d'économies inclusives et les infrastructures comme une plate-forme matérielle  et numérique pour la croissance.