Aïd El Adha : 12000 fidèles à la mosquée de Paris

Publié par CEM le 05-10-2014, 18h08 | 59

Des vieux, des jeunes, des enfants en âge de faire la prière, des femmes, tous les musulmans s’apprêtent à vivre en communion un moment de tolérance, de paix, de solidarité, de partage et de joie.

Le matin de l’Aïd est exceptionnel à plus d’un titre pour les musulmans de France. Exceptionnel, parce que tout d’abord, c’est une occasion pour les familles, les amis et autres de se rencontrer et de se pardonner. Ensuite, actualité oblige, l’Aïd de cette année s’avère  aussi, une occasion pour les musulmans de Paris, de France et du monde entier de se démarquer des actes odieux qui sont commis au nom de l’Islam.

Samedi matin, à la mosquée de Paris, le cheikh muphti Djelloul Bouzidi a fait le prône ; il y avait 12 000 fidèles, assistaient aussi  Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman, Dahmane Abderrahmane  «président du Conseil des démocrates musulmans de France» ainsi que  plusieurs personnalités comme Anne Hidalgo  maire de Paris.

Ils saisissent cette occasion de la fête de l’Aïd El Adha afin de présenter leurs meilleurs vœux à tous les ressortissants algériens ainsi qu’à toute la communauté musulmane.

A la sortie de la mosquée, tous sont sur leur «trente-et-un». Bien habillés, rasés de près, parfums agrémentant les discussions. Le sourire accompagne les salutations ; les accolades se font avec tous, connus et inconnus.

  Les visites familiales forment un chassé-croisé aux couleurs d’arc-en-ciel. Les familles s’échangent les visites. Dans toutes les maisons, on se hâte afin d’entamer le sacrifice du mouton.  Beaucoup de musulmans ne veulent pas faire l’impasse sur ce rituel.

Le sacrifice du mouton est une tradition incontournable pour les puristes. Les enfants mobilisés généralement pour aider les vieux, exactement comme au «bled», à faire parvenir la bête à la maison.  Cette matinée, tous les fils reviennent passer l’Aïd avec les vieux avant de repartir le lendemain vers d’autres villes et d’autres pays.

Vers midi, tous se mettent autour de la table. Le travail est terminé. C’est le moment de partager un déjeuner royal. Puis c’est le moment de penser à un autre programme. Comme au bled, le rythme des visites s’anime. Les familles lointaines se rendent visite mutuellement.

Comme il en a été depuis les âges anciens, les filles mariées sont prioritaires dans l’ordre des priorités. Pères, mères, frères et même cousins ne peuvent se passer de ce moment pour aller taper à la porte de la sœur. 

C’est presque un rituel comme l’Aïd. Au deuxième jour de l’Aïd, le va-et-vient des visites gardera la même allure ; accueillir ou aller vers les autres, passer un bon moment en cette occasion autour d’un bon thé parfumé à la menthe accompagné d’une bonne assiette de douceurs au miel, se remémorer les fêtes passées, recevoir les vœux, oublier les difficultés du quotidien. 

C’est aussi la journée idéale pour déguster la viande de mouton agrémentée d’un couscous comme seuls les Maghrébins savent le faire, ou alors de savoureuses grillades, méchoui et autres.