Les créances des imprimeries publiques se chiffrent à 4 000 000 000 DA

Publié par Kamel Cherif le 23-10-2014, 18h42 | 28

Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a affirmé hier,  avoir instruit les responsables entreprises publiques d'impression de n'accorder des crédits qu'aux «journaux solvables» en raison des créances que détiennent ces entreprises auprès de plusieurs publications.

«Le maître-mot adressé aux responsables des imprimeries publiques c'est d'être compétitifs et de n'accorder des crédits qu'aux journaux jugés solvables », a précisé Grine. Selon le ministre, les créances des entreprises publiques d'impression se chiffrent à 4 000 000 000 DA, précisant que depuis sa nomination au poste de ministre de la Communication, ces entreprises ont pu récupérer  entre 500 et 600 millions de dinars de créances.

«Il n'est pas normal que les entreprises d'imprimerie privées n'aient pas un seul dinar de créance, alors que celles des entreprises publiques d'impression se chiffrent à 400 milliards de centimes», a déploré le ministre.

Par ailleurs, et s'agissant d'une question relative à la publicité en Algérie, M. Grine a fait savoir que la mouture du texte loi sur la publicité est prête au niveau du ministère et sera soumise prochainement au gouvernement pour l'étudier.

La future loi sur la publicité va  réorganiser le monde des agences de communcation qu'il a qualifié de «faune», déplorant qu'«aujourd'hui  n'importe qui peut créer son agence de communication et de publicité avec un simple registre du commerce».

A une question relative à la distribution de la publicité par L'Agence nationale d'édition et de publicité ANEP, il a précisé qu'il s'agit d'une agence de  publicité qui achète les espaces pour des entreprises, lesquelles choisissent des supports en fonction de leurs objectifs de communication. 

Répondant à ceux qui considèrent que l'ANEP est utilisée comme un moyen de pression sur la distribution de la publicité, le ministre a demandé aux médias qui colportent ce genre d'information de «sortir  de leur mentalité d'assistés»

«Les  annonceurs ne sont pas obligés de donner de la publicité à ces médias qui doivent être inventifs et créatifs», a-t-il dit, soulignant que «l'Algérie est  dans une économie de marché où chacun dispose de ses relations, son dynamisme» 

«En tant que ministre, je ne m'immisce jamais dans la gestion interne (de) L'ANEP qui est libre de donner la publicité non pas comme elle le veut mais selon notre politique, laquelle veut que l'attribution du plan média de l'ANEP réponde à certain nombre d'objectif  et de critères, à savoir déontologique, étique et commercial (tirage)» a, indiqué M. Grine, faisant observer cependant que «ces critères tombent à l'eau si l'annonceur choisit son support car le dernier mot lui revient».