Apiculture : La production apicole nationale en légère baisse en 2014

Publié par DK News le 24-10-2014, 15h44 | 418

La production apicole nationale a enregistré une légère baisse en 2014 en raison des conditions climatiques défavorables, a indiqué jeudi à Alger un responsable du ministère de l’Agriculture et du développement rural.

En dépit de l'augmentation du nombre de colonies d'abeilles d’année en année, la production de miel s'est établie à 56.000 quintaux en 2014 contre 60.000 quintaux en 2013, a fait savoir le directeur de la régulation et du développement des productions agricoles au ministère, Youcef Khoujda Redjame.

S’exprimant en marge de l’ouverture de la 14ème édition de la foire nationale de l’apiculture, M. Redjame a souligné que la production apicole a pâti des conditions climatiques défavorables à l’instar d’autres filières telle celle des céréales qui ont enduré un stress hydrique durant le début de printemps.

Ces conditions ont affecté le rendement moyen par ruche qui s’est établi à moins de 10 kilogrammes.
Cette foire commerciale, qui se tient au siège de la coopérative apicole de Gué de Constantine (Alger), est l'occasion pour les 53 apiculteurs participants d’exposer leurs différents produits de la ruche.

A l'occasion de cette manifestation, certains apiculteurs ont exposé de nouvelles variétés de miel tel le pain d’abeilles qui est un miel composé d’un mélange de pollen, de propolis, du miel, de la gelée royale et de la cire.

Ce miel fabriqué de façon artisanale est un miel "complet", selon un apiculteur qui propose aussi le "mielat" lequel est extrait des branches du cèdre noir de la montage de Djurdjura.Ce produit n’est pas d’origine florale puisqu’il s’agit d’un liquide récupéré par les abeilles durant la période de l’été pour le transformer en miel, selon les explications de son exposant.

Les apiculteurs ont saisi l’occasion de la présence de responsables du ministère de l’Agriculture pour leur faire part de certaines contraintes auxquelles fait face la filière apicole, notamment les incendies de forêt, le manque de pluviométrie et l’absence de laboratoire d’analyse des produits de la ruche notamment le miel.

M. Redjame les a assurés de soutenir la filière en matière de formation et d’accompagnement technique, mais en relevant que les professionnels devraient s’organiser pour améliorer et pérenniser leurs activités.

Il a indiqué, dans ce contexte, que le projet de jumelage institutionnel lancé avec l’Union européenne concernant l’installation du dispositif de reconnaissance des produits par les signes distinctifs liés à l'origine, allait contribuer à valoriser l’agriculture biologique et les produits agricoles algériens.
Ce système, qui concerne trois produits pour l'instant (la figue de Beni Maouche, Deglet Nour de Tolga et l’olive de table de Sig) sera élargi à d’autres produits dont le miel.