L'Algérie au cœur du combat du développement, de la démocratie et de la sécurité

Publié par Boualem Beanki le 24-10-2014, 18h45 | 39

L'Algérie, qui déploie des efforts immenses pour se développer, démocratiser sa vie publique et améliorer le niveau de vie des Algériens, fait également figure de pays qui affronte de front plusieurs priorités politiques régionales et internationales.

Il y a d'abord celle névralgique de la lutte contre le terrorisme, et ses résidus qui stressent la marche du pays vers un développement social et économique harmonieux.

L'Algérie, qui a fait face au terrorisme seule à un moment où ceux qui y font face maintenant, restaient sourds aux avertissements et aux appels de soutien des autorités nationales, est aujourd'hui devenue un pays majeur dans le combat contre l'hydre terroriste.

C'est dans ce sens qu'il faudrait comprendre le message de cette fin de semaine du général de corps d'armée Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d'Etat major de l'ANP.

A ce sujet, il a bien réaffirmé dans une conférence sur «l'Armée de libération nationale : arme de l'information et de la diplomatie»,  «la détermination des éléments de l'ANP, digne héritière de l'Armée de libération nationale (ALN), à consentir tous les efforts pour défendre nos frontières nationales et éradiquer les résidus terroristes dans notre pays».

La lettre est claire : elle rappelle ainsi «cette responsabilité qui s'accentue davantage avec ces campagnes virulentes successives visant à porter atteinte à notre histoire nationale, menées par les partisans du terrorisme en Algérie et particulièrement dans la région arabo-africaine, ainsi que par leurs complices criminels».

Il ajoute que «nous faisons aujourd'hui face aux mêmes défis, comme nous menons le même combat, et nous, au sein de l'Armée nationale populaire, demeurons fidèles au sacré serment et nous poursuivrons sur le même droit chemin, couronnés, grâce à Dieu, par la victoire, comme fût le cas par le passé».

Cette détermination de l'ANP de défendre l'Algérie, ses frontières et sa souveraineté est également accompagnée par une autre priorité, à l'agenda des services de sécurité : maintenir la stabilité et la sécurité, des gages pour ramener paix et prospérité pour le pays.

Le retour en Algérie des grands investisseurs américains, français, asiatiques en général, est le signe qui ne trompe  pas quant à une attractivité économique et financière sans conteste qu'exerce aujourd'hui l'Algérie à travers son programme de développement quinquennal sur les grands lobbies économiques et financiers internationaux.

Cet intérêt des pays occidentaux comme arabes est en fait explicatif de l'amélioration rapide de tous les grands indicateurs politique, économique et social de l'Algérie.

La politique de réconciliation nationale prônée par le président Bouteflika, son ambitieux programme quinquennal de développement 2015-2019 doté d'un financement de plus de 220 milliards de dollars, et l'amélioration du climat sécuritaire ont fait que l'Algérie est aujourd'hui sollicitée de toutes parts pour des partenariats économiques encourageants, et des relations de coopération bilatérales plus denses, plus fournies, à la mesure de l'envergure de l'Algérie.

Et ce qui donne encore plus de profondeur à ce retour de l'Algérie sur la scène politique internationale, c'est maintenant sa propension à gérer les conflits armés régionaux et à cristalliser les espoirs de la communauté internationale pour ramener la paix, la sécurité et encourager le développement dans la région africaine.

Cela ne le paraît pas, mais les autorités algériennes, qui travaillent sur le front intérieur pour l'amélioration des conditions socio-économiques des Algériens avec une densification des projets sociaux, et à ramener paix et sécurité dans la région africaine et maghrébine, sont de plus en plus sollicitées à l'international, autant par les payas arabes amis que par les grands pays occidentaux, industrialisés et politiquement incontournables.

Ce sont là quelques aspects de cette «Realpoltik» adoptée par l'Algérie pour se replacer à son avantage dans l'agenda géostratégique mondial.