ANP : Modernisation tous azimuts

Publié par Boualem Branki le 26-10-2014, 20h17 | 78

L'inauguration hier dimanche à Tiaret de l'usine de fabrication de véhicules du constructeur allemand Mercedes Benz par le général-major Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d'état-major de l'ANP est une autre victoire du développement économique et industriel de l'Algérie.

C'est en fait ce partenariat fécond avec les grands pays industrialisés qui a été de tout temps prôné par les professionnels et les autorités publiques. L'Algérie, qui est aujourd'hui à la pointe du combat pour le développement parmi les pays du Sud, et, surtout, dans la lutte contre la menace transnationale du terrorisme, a ainsi franchi un nouveau cap dans la modernisation de son industrie, de son développement.

L'usine de montage de véhicule du renommé constructeur allemand, inauguré en grandes pompes hier avec la sortie d'usine de deux modèles des futurs 4x4 prévus pour équiper les unités de l'ANP et même pour le marché «civil», est ainsi un grand acquis pour l'industrie nationale, qui fait des efforts louables pour mettre sur le marché national des produits de qualité, autant pour la consommation que pour l'équipement des grandes unités de production, des chantiers de réalisation des projets de développement structurants.

Le directeur de la production a indiqué que dans une première étape et durant les premières années, l'usine fabriquera différents types de véhicules utilitaires et 4x4 destinés à des usages civils. La production théorique annuelle de cette usine est de 6 000 véhicules de type Mercedes Spartner destinés à tous les usages, 2 000 véhicules 4x4 de type «G.Class» de la catégorie «G» destinés à des usages militaires et paramilitaires.

La réalisation de ce projet cristallise en réalité cette farouche volonté des autorités algériennes de mettre rapidement en place une industrie nationale qui puisse répondre aux exigences pointues d'un développement technologique et industriel axé sur la modernisation des outils et de la production nationale.

Certes, on n'en est pas encore là, mais force est de reconnaître que l'industrie automobile nationale se met progressivement en place. Car avant ce 4x4 à usage civil et militaire, il y a eu également la sortie des usines de la Sonacome de Rouiba du premier «truck» de la marque Mercedes monté en Algérie.

Et, dans moins de deux semaines, il y aura la première voiture du constructeur français Renault qui devrait sortir de l'usine de Oued Tlélat, à  Oran. Ce sont là des fragments, sinon des indices grandeur nature des progrès réalisés par l'industrie de l'automobile algérienne.

Des progrès qui renvoient à un intérêt particulier des autorités, dont le Président Bouteflika, pour un développement social et économique qui puisse répondre aux défis technologiques du moment, avec en prime des produits de qualité pour la naissance d'un marché local dynamique, et, surtout, la réduction de la facture des importations et une meilleure offre des exportations hors hydrocarbures.

Le pari est difficile, mais, «à cœur vaillant, rien n'est impossible». C'est là l'enjeu de la bataille du développement enclenché par le programme de développement quinquennal 2011-2015 du Président Bouteflika.