Les candidats à l’élection présidentielle ont désormais un délai de 45 jours pour déposer leurs dossiers. Un délai qui sera marqué par un suspense quant à la candidature du Président de la République pour un quatrième mandat, avec toutes les rumeurs et les supputations qui s’en suivront durant toute cette période.
Aussi, des candidats connus et inconnus annonceront leurs intentions dans les prochains jours pour enflammer davantage la scène politique, laquelle fait déjà l’objet de l’emprise de ces élections.
La candidature ou non du Président de Bouteflika se taille la part du lion en matière de commentaires, supputations et rumeurs.
A l’évidence, ce bouillonnement est alimenté par les deux parties, celles qui sont pour et celles qui sont contre un quatrième mandat consécutif de l’actuel chef de l’Etat.
Il faut relever que la dernière visite médicale routinière effectuée par le chef de l’Etat en France, a semé le doute chez ceux qui s’opposent à un quatrième mandat. Le chef de l’Etat est revenu en Algérie plus tôt que prévu avec un avis médical favorable de ses médecins traitants.
Il a convoqué le corps électoral dans les délais. Mieux encore, il poursuit ses activités le plus normalement du monde dans la mesure où le président malien effectue depuis hier une visite de deux jours en Algérie à l’invitation du Président de la République. Autant d’éléments qui sèment le doute chez ceux qui avaient repris le refrain de l’été dernier pour pérorer et disserter sur la maladie du Président.
La bonne santé du Président vient aussi conforter les parties qui appellent à un quatrième mandat. C’est le cas entre autres du parti majoritaire dans le Parlement, le Front de libération nationale (FLN) qui a réitéré son soutien à un quatrième mandat.
Mieux encore, le parti Tajamou Amel al Jazair de Amar Ghou, a affirmé qu’il ne présentera pas de candidat à la présidentielle, mais il mènera campagne pour le Président Bouteflika. Plusieurs partis s’apprêtent à entrer en campagne pour appeler le chef de l’Etat à se porter candidat. Par la suite, ils devraient prendre en charge sa campagne électorale, selon les chefs des partis du FLN, TAJ et MPA pour ne citer que ceux-là.
En parallèle, les partis d’opposition et autres candidats libres sont appelés à intensifier leurs activités durant cette période dans la mesure où le compte à rebours pour les élections a déjà commencé. La date du scrutin étant déjà arrêtée (17 avril 2014), tous les candidats devraient être fixés sur leurs programmes et plannings.
Il faut donc s’attendre à ce que ceux qui temporisaient à annoncer leurs intentions, le fassent dans les prochains jours. Des alliances vont certainement se nouer et des candidats de consensus vont faire leur apparition sur la scène politique. Le top est donc donné !