Conférence sur le développement économique et social : Un plan d’urgence pour améliorer le climat des affaires

Publié par Boualem Branki le 07-11-2014, 18h49 | 55

La mise en place d'un plan d’action urgent pour améliorer le climat des affaires en Algérie est l'une des principales recommandations qui ont couronné la Conférence sur le développement économique et social, tenue du 4 au 6 novembre au Palais des nations (Alger).

Après avoir identifié les obstacles entravant les investissements durant cette rencontre, les participants ont souligné dans leurs recommandations la nécessité de la poursuite et de l’intensification des efforts pour instaurer un environnement attractif qui donne aux entreprises «le désir d’investir de manière productive».

L'Algérie avance. Sûrement, prudemment, mais avance bien sur les sillons d'un développement économique et social le plus équilibré possible.Les paramètres économiques changent, les données sociales également, et le contexte international tout autant avec des fluctuations importantes des prix des matières premières et des produits industriels.

C'est en gros le grand message livré jeudi en clôture par la conférence nationale sur le développement économique et social. Car l'essentiel de ce regroupement de cadres de la Nation était de tracer une nouvelle voie, des chemins différents pour mener à bon port le programme de développement du Président Bouteflika pour au moins les cinq prochaines années.

Le défi est important mais requiert l'adhésion de tous et de toutes les énergies, sincères, pour rebâtir une industrie nouvelle qui fasse marcher l'économie nationale, qui rende réel le credo de la diversification des exportations hors hydrocarbures, et donne de l’importance et de l'envergure au programme de développement économique et social du président.

Les défis industriels du moment pour l'Algérie sont immenses, incompressibles et urgents : il s'agit, pour le gouvernement de hâter la mise en place d'une nouvelle conception du développement industriel, basé sur des entreprises performantes, en phase avec les critères et la demande internationale, de laisser le champ libre aux investissements et de lutter contre toute forme de bureaucratie qui viendrait stresser cette politique gouvernementale de réhabilitation de l'industrie algérienne.

Il s'agit également de mettre en évidence les grandes capacités industrielles du pays et de les adapter aux nouvelles exigences autant du marché national qu'international, et de soutenir les petites industries familiales, au cœur du réseau industriel national, et une des grandes solutions en terme de résorption du chômage urbain notamment.

Et, l'une des principales recommandations de cette conférence était de libérer les initiatives, de favoriser les investissements et de permettre l'émergence d'un véritable climat des affaires, seul alternative pour la mise en place d'investissements ciblés dans le secteur industriel, et, par ricochet, pouvant réhabiliter l'industrie et les industries dérivées.

Des secteurs d'activités à même de redonner une nouvelle vie à l'industrie algérienne, une des trois principales forces économiques du pays, avec les hydrocarbures et l'agriculture. L'objectif du gouvernement Sellal  étant dés lors de redéployer autant le secteur industriel que les flux financiers et des investissements vers ce secteur, créateur de valeur ajoutée, d'emplois et de croissance économique.

«Nous voulons libérer l'initiative, redonner toute sa dignité à l'acte d'entreprendre, encourager l'innovation». Ce sont là les mots du ministre de l'Industrie à la clôture de cette conférence, qui marque un acte fondateur pour un nouveau départ de l'industrie et l'économie nationale.