Le pétrole termine la semaine en hausse, après des plus bas depuis 2010

Publié par DK News le 15-11-2014, 18h10 | 30

 Le prix du brent rebondissait vendredi en fin d'échanges européens, après un regain d'optimisme sur la demande suite à la publication des chiffres de la croissance au troisième trimestre en zone euro.

En fin de journée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 78,77 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,28 dollar par rapport à la clôture de jeudi.

Le matin, le Brent a glissé jusqu'à 76,76 dollars, son plus bas niveau depuis le 23 septembre 2010. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre gagnait 71 cents, à 74,92 dollars.

Les prix du pétrole bénéficiaient d'achat à bon compte et de fermetures de positions vendeuses, après une forte dégringolade lors des dernières séances (les ayant porté à des plus bas depuis 2010), signalait un analyste.

Les deux références du pétrole ont perdu près d'un tiers de leur valeur depuis leur dernier pic mi-juin, lestées par une série de facteurs baissiers comme la surabondance d'offre, la faiblesse de la demande et la hausse du dollar.

La pression baissière a été accentuée ces dernières semaines par les divisions affichées entre les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui limitent selon les observateurs la possibilité d'une= baisse de la production lors de la prochaine réunion du cartel le 27 novembre à Vienne.

«Etant donné la considérable incertitude autour de la stratégie future de l'Opep, sa réunion du 27 novembre est attendue avec un intérêt grandissant. Les habituels commentaires faits par les délégués juste avant la réunion pourraient donner lieu à d'importantes fluctuations des prix la semaine prochaine», prévenaient les économistes.

Vendredi, les cours ont aussi trouvé du soutien dans la progression de 0,2% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro au troisième trimestre, une croissance légèrement meilleure qu'attendu.
«Beaucoup de gens poussent sans doute un soupir de soulagement et se disent que peut-être, les perspectives de demande de brut dans la région ne sont pas aussi catastrophiques qu'anticipé», expliquait un spécialiste.

Les investisseurs étaient aussi rassurés par les chiffres sur les ventes de détail aux Etats-Unis, qui ont augmenté de 0,3% en octobre, comme s'y attendaient les analystes.