La loi de finances et le débat qui l’entoure sont un moment décisif : la loi de finances est donc un acte fondamental soumis, après approbation du Parlement, à la signature du Président de la République au début de chaque exercice fiscal.
Ce qui ressort du texte final est le maintien de grands équilibres budgétaires dans un contexte de ressentiment budgétaire dû à la baisse des recettes tirées des hydrocarbures. La loi de finances 2015 ressemble, dans sa configuration générale, à ses devancières en ce sens que sont maintenues les grandes orientations qui ont toujours fait leur force : investissements publics, politique sociale, maintien des grands équilibres budgétaires. L’exercice devient de plus en plus difficile.
Chacun le concède et appelle par-là, à une distribution plus intelligente des crédits, en évitant ainsi les gaspillages, une façon plus rationnelle dans le choix des projets, le respect des délais de réalisation, soit le coût des projets.
Il s’agit en l’occurrence de management et c’est là que les ressources manquent et que l’investissement doit porter à l’avenir pour éviter les surcoûts préjudiciables à la bonne marche de la machine économique. Toutes les politiques structurelles peuvent être imaginées, mais ne peuvent réussir que celles qui sont guidées par des équipes managériales de haut niveau. D’où l’impérieuse nécessité de repenser au système de formation, d’aller à l’immersion de l’université dans la vie économique et sociale.
Pour l’heure, le gouvernement, compte tenu des resserrements budgétaires nécessités par la dégradation des recettes tirées des hydrocarbures est appelé à maintenir un niveau de développement en adéquation avec les besoins grandissants de la population : logement, emploi, poursuite des projets économiques et sociaux, sont des centres d’intérêt essentiels à investir.
Les efforts sont conséquents dans ce domaine. Mais les besoins demeurent énormes à satisfaire. La lutte contre les inégalités, une meilleure répartition spéciale des investissements propres, à maintenir sur place les populations, devraient garantir de meilleures conditions de vie des citoyens. Cet objectif est un objectif essentiel qui guide les décisions politiques.
Le gouvernement ne s’en écartera pas car c’est le prix de la stabilité et de la paix sociale qui sont des acquis précieux au jour d’aujourd’hui et en ces temps si troublés dans le voisinage de notre pays.
Il y a un intérêt particulier à porter aux régions du sud du pays en matière de développement et dans ce domaine, les crédits alloués à ces régions et dans différents domaines d’activité, sont louables dans le cadre de la loi de finances 2015, notamment dans le secteur agricole et de projets en faveur de l’emploi des jeunes.
La lutte contre le chômage des jeunes a pris une nouvelle dimension à travers les visites officielles qui ont consacré le principe de l’unité dans le traitement des dossiers et des contentieux propres aux régions du pays. Il faudra veiller au maintien de telles pratiques, seules à permettre à des populations traumatisées, de retrouver la paix et la sérénité.
Notons que l’exercice fiscal qui va démarrer, verra les préparatifs du prochain plan quinquennal et de la mise en route de l’imposant dossier de politique industrielle et la restructuration des entreprises. Vastes projets pour préparer l’avenir.
Taux d’inflation moyen pour 2015 : 3 %, croissance économique : 3,4 % hors hydrocarbures, recettes budgétaires 464,6 millions de DA, dépenses publiques : 8858,1 millions de DA, déficit budgétaire 4176,3 millions de DA, transferts sociaux : 1711,7 millions de DA. Notons que le déséquilibre que présente la loi de finances est couvert par le Fonds de recettes des hydrocarbures.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a noté que la baisse du prix du pétrole n’affectera pas le plan d’action du gouvernement pour les cinq années à venir, ce qu’il déclaré à l’ouverture de la Conférence nationale sur le développement économique.