Fin de la visite officielle du président turc M. Recep Tayyip Erdogan en algerie : Une nouvelle forme de partenariat stratégique

Publié par Walid. B le 20-11-2014, 19h09 | 197

Le Sommet Afrique-Turquie s’ouvre aujourd’hui à Malabo (Guinée équatoriale)

L'Algérie et la Turquie ont affiché leur volonté commune de sceller, de manière ferme et déterminée, les contours d'un partenariat stratégique pouvant être fructueux et mutuellement bénéfique pour les deux pays.

La visite officielle de deux jours effectuée par le président turc, Rejjib Tayyib Erdogan, a été l'occasion pour les deux parties de passer en revue l'ensemble des volets et aspects liés à la coopération bilatérale, notamment lors de ses entretiens avec le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Le Président turc qui était accompagné d'une centaine d'opérateurs économiques, a donné de ce qui pouvait apparaître comme un signal fort de la volonté commune des deux pays de développer leurs relations bilatérales.

Lors du forum des hommes d'affaires des deux pays qu'il a coprésidé avec Sellal, M. Erdogan a affirmé mercredi que son pays voulait hisser ses investissements en Algérie à de meilleurs niveaux souhaitant intensifier la participation des entreprises turques dans les projets d'infrastructures.

Il a indiqué que les relations dans le domaine des investissements entre l'Algérie et la Turquie « sont bonnes, mais nous voulons les hisser à de meilleurs niveaux », rappelant dans ce cadre les projets d'investissements turcs en Algérie estimés jusqu'à présent à 2 milliards de dollars.

Le président turc a relevé, dans ce contexte, que son pays était prêt à faire profiter l'Algérie de son expérience en matière de réalisation de logements, soulignant que la Turquie avait construit près de 600.000 logements pour ses citoyens durant les 12 dernières années.

Il a appelé, dans ce contexte, au renforcement des échanges commerciaux entre les deux pays pour passer de 4,5 milliards de dollars actuellement à 10 milliards de dollars dans les plus brefs délais et ce en levant tous les obstacles entravant le commerce.

Pour sa part,  Abdelmalek Sellal, a invité les entreprises turques à participer à l'œuvre algérienne de renouveau économique à travers des projets rentables et mutuellement bénéfiques, soulignant que le modèle entrepreneurial turc performant dans de nombreux domaines d'activités correspondait aux besoins de l'économie algérienne pour bâtir, notamment, des projets rentables et mutuellement bénéfiques.

Pour le Premier ministre, le niveau actuel des échanges commerciaux entre les deux pays et leur énorme potentiel humain et matériel laissent entrevoir des perspectives très prometteuses pour la coopération et les relations économiques algéro-turques.

Selon ses estimations, le nombre d'entreprises turques activant en Algérie devrait passer à 1.500 en 2015 contre 940 actuellement, et ce, grâce à des partenariats qui devraient être créés entre les  investisseurs algériens et turcs.

Commentant les entretiens qui s'étaient tenus entre le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et M. Erdogan,  le Premier ministre a indiqué qu'ils constitueraient la base de consolidation des relations politiques et économiques entre les deux pays.

Abordant le processus de mutation économique engagé par l'Algérie sous la conduite du président Bouteflika, M. Sellal a indiqué qu'il visait la conjugaison de toutes les potentialités du pays en faveur de la croissance, de la diversification de l'économie nationale pour la création de richesse et d'emplois pérennes, notant que l'industrie, l'agriculture, l'énergie et le tourisme constituent les domaines fondamentaux de cette démarche.

Il a cité les principaux avantages comparatifs qu'offre l'Algérie en matière d'investissements, en soutenant que les entreprises turques tireront notamment profit de la stabilité politique et macroéconomique durable, de la disponibilité de l'énergie, de la qualification de la main-d'œuvre et d'un système bancaire avec de réelles capacités de financement.

Le Premier ministre a identifié les secteurs d'activité éligibles à une coopération mutuellement bénéfique pour les deux pays.

Il s'agit de l'énergie et des mines, de l'industrie, de l'agriculture et du tourisme ainsi que de la santé et des nouvelles technologies de l'information et de la communication. M. Sellal a, par ailleurs, exprimé sa «grande satisfaction» de constater que les échanges commerciaux entre les deux pays ont enregistré une « densité remarquable », puisqu'ils ont quasiment quintuplé durant la dernière décennie.

Le même constat est établi lorsqu'il s'agit de remarquer que la coopération économique a connu un « réel saut qualitatif», avec une augmentation sensible des investissements turcs en Algérie.

Ces derniers sont effectués dans le cadre du partenariat avec des entreprises algériennes, notamment dans les domaines de l'industrie et du bâtiment. Il a ajouté que l'essor qu'ont connues les relations économiques entre les deux pays ces dernières années, est appelé indéniablement à se consolider, eu égard aux potentialités et complémentarités que recèlent les économies des deux pays.

Le Premier ministre a renouvelé à la communauté d'affaires la volonté de l'Algérie de bâtir un «partenariat exemplaire» avec la Turquie, soulignant que les hommes d'affaires trouveront des facilitations pour fructifier leurs investissements.