Bejaia : Le secteur des transports aujourd’hui Le dernier virage ?

Publié par Arslan-B le 21-11-2014, 18h59 | 130

«Un peu trop longues et trop lentes, les sempiternelles études !», estime la population

En attendant les nouvelles données techniques ainsi que le bilan des activités de ce secteur (Les transports) pour l’année en cours (2014) non encore définies et arrêtées pour les premières, ni définitivement établi, pour le second, il est toujours possible d’avoir un large aperçu sur aussi bien les réseaux, les infrastructures, les équipements que sur les différentes activités au sein de ce secteur stratégique et déterminant dans le processus de développement durant l’année 2013,

celle-ci portant en elle, évidemment, l’essentiel de «l’existant» pérenne du secteur tout comme les projections pour l’année 2014 et même au-delà, certains projets (pour ne pas dire la plupart d’entre ceux-ci) n’étant encore à la fin de l’année 2013 qu’au stade d’étude soit achevée soit en cours…)

Rappelons d’abord que l’année 2013 aura surtout été marquée par « l’achèvement de l’étude et le lancement du projet de réhabilitation et de modernisation de la voie ferrée Bejaia-Béni Mansour, et la poursuite des actions de réorganisation du secteur avec le double objectif d’améliorer l’offre de transport vers toutes les destinations (intra-wilayas et inter-wilaya) et de réunir toutes les conditions d’une meilleure prise en charge des voyageurs.

L’on fait savoir, cela dit, que l’essentiel de l’activité des services de la direction des transports de la wilaya durant l’exercice 2013 a porté sur la mise en œuvre des mesures nécessaires au lancement du projet de réhabilitation et de modernisation de l’unique voie ferrée dont dispose la wilaya, d’une part, et, d’autre part, sur le suivi des projets inscrits au profit de la wilaya (durant les précédents exercices).

Qu’en est-il de la situation physique du programme en cours durant, déjà l’année 2013 (et toujours en cours pour certains d’entre eux en 2014) ?

Etude achevée pour la réalisation et l’équipement d’un siège de direction avec logement d’astreinte, étude achevée également pour la réalisation d’une gare routière «  type-B-  » à Akbou, projet de réalisation de 10 stations urbaines (Avis d’appel d’offres lancé, procédure de sélection alors en cours en 2013). Ces stations seront réparties comme suit : 03 à Béjaïa, 01 à Akbou, 01 à El Kseur, 01 à Amizour, 01 à Sidi Aïch, 01 à Kherrata, 01 à Seddouk et 01 à Souk El Tenine.

Le chef-lieu (ville de Béjaïa) n’ayant, selon les dires du Wali, jamais été dotée d’un plan de circulation, une étude a été lancée, théoriquement achevée et en phase de mise en œuvre après correctifs, celle concernant la ville d’Akbou ayant fait l’objet d’une réception provisoire le 07/05/ 2013.

Centres et circuits d’examen de permis de conduire : Il en est prévu 03 (Béjaïa, Kherrata et Akbou), encore une question d’études préalables. (Ces incontournables, certes, mais trop longues études… Ces éternels chantiers rappelant le mythe de Sisyphe pour certains et ce constat, hélas, est valable pour l’ensemble des secteurs !).

L’étude est depuis assez longtemps achevée et même que les travaux de réalisation ont été, pour rappel, confiés au groupement « Cosider-Infra Rail-Estel » en ce qui concerne la réhabilitation et la modernisation de la ligne Béni-Mansour-Béjaïa.

Avant d’aborder le volet transport de voyageurs, il faut savoir que l’unique voie ferrée, donc, dont dispose la wilaya est longue de 88 km, reliant Béjaïa à Béni Mansour, «ponctuée» par 09 gares et 08 embranchements particuliers et surtout caractérisée par la vétusté de la voie ferrée et ses conséquences négatives sur l’activité économique dans son aspect temps d’acheminements des marchandises.

Néanmoins, avec le lancement de l’autorail Béjaïa-Alger, depuis quelques années, les temps de transport de voyageurs ont connu une amélioration sensible.

De ce fait, les perspectives en matière de transport ferroviaire sont plutôt prometteuses, prédit-on, premier effet induit de l’opération réhabilitation-modernisation de la voie ferrée Bejaia-Béni Mansour. L’on a évalué à 257 997 voyageurs ayant eu recours au rail pour se rendre de Bejaia à la capitale en 2012.

Le transport public et routier de voyageurs : Celui-ci «dispose d’une meilleure assise en matière d’offre de moyens de transport», apprend-on, ce résultat «étant la conséquence d’un investissement privé massif dans le secteur des transports terrestres dès 1988. 2 780, c’est le nombre d’opérateurs privés (dont un seul, public), et 3125 véhicules-le parc de wilaya offrant une capacité de 72 881 places.

Le transport par taxi n’est, quant à lui, exploité qu’à 16,85 %. Le transport de marchandises par route est assuré en majorité par des opérateurs privés : 12671 opérateurs en 2013 (dont 153 publics), tonnage utile : 166 882,54.

L’infrastructure aéroportuaire est constituée par une piste d’une longueur de 2400 m, d’une largeur de 45 m avec 02 voies de circulation de 142 m sur 23 m l’une.

Pour l’année 2013, il a été enregistré «plus de 3686 mouvements d’avions à l’aéroport Abane Ramdane-Soummam, et le nombre de passagers transportés aura été de l’ordre de  295 009. Volet transport maritime : Le port de Béjaïa a une capacité d’entreposage sur une aire de 411 000 m2 dont 17 500 m2 de surface couverte.

Il est par ailleurs utile de souligner le fait que le port de Béjaïa est entrain de connaître une remarquable métamorphose infrastructurelle et d’envergure, tant pour le transport (et la réception) de marchandises que pour le transport de voyageurs (une gare maritime ultra-moderne en cours de réalisation…), plaçant le port, du coup, parmi les plus importants du continent. En attendant d’autres données…