Blida : Plusieurs projets à l'arrêt remis sur les rails

Publié par Belhadj Ahmed le 21-11-2014, 19h06 | 56

De nombreux projets, à l'arrêt pour une raison ou une autre, durant plusieurs années, livrés parfois au vandalisme, après avoir englouti des dizaines de milliards de centimes et occupé des assiettes foncières dont la ville de Blida aurait pu faire meilleure utilisation, ont été une fois de plus au centre de l'intérêt de la visite d'inspection que le wali de Blida a effectué la fin de semaine écoulée.

Il s'agit entre autre du nouveau siège de l'APC du chef-lieu de wilaya, du parking en sous-sol et de la maison de la culture situés à la Porte d'Alger,  lancés depuis 1985 mais qui ont continué de végéter jusqu'en mai 2011, date à laquelle ils ont été relancés par la wilaya, dans le cadre de la résorption du programme en cours et après avoir subi une expertise qui a montré que les deux ouvrages, le futur siège de l'APC et la maison de la culture, nécessitaient un confortement.

Le choix s'est donc porté sur une entreprise publique, l'ENROS, qui a été chargé de réaliser le confortement des deux édifices, les voiles périphériques et opérer un chemisage en béton projeté. Depuis la reprise des travaux, il n'y a que le parking en sous-sol qui a été réceptionné même s'il présente quelques insuffisances et qui est opérationnel, permettant à des dizaines d'automobilistes de garer leurs véhicules en toute sécurité et sans avoir à subir le joug des gardiens informels.

Quant au siège de l'APC, le  wali a constaté que les travaux sont à l'arrêt pour un simple avenant non engagé par les services techniques de l'APC, il a donc fallu son intervention pour débloquer la situation en réunissant les deux parties (maître d'œuvre et maître d'ouvrage), où elles ont débattu de tous les problèmes rencontrés et préconisé des solutions par des décisions prises sur place.

Pour le projet de la maison de la culture, inscrit en 1989, les concepteurs n'avaient pas prévu de séparation entre les deux parties, commerciale et culturelle, et n'ont donc mis en chantier qu'une seule entrée, obligeant ainsi les visiteurs à passer par le centre d'affaires pour se rendre à la maison de la culture.

Devant cet état de fait, les autorités de la wilaya ont pris en main la situation et ont décidé de la délocalisation de trois kiosques qui gênaient l'unique accès direct à la maison de la culture, permettant ainsi à la DUC d'effectuer une expertise de l'édifice afin qu'il soit opérationnel.

L'étude réalisée préconise la nécessité d'engager une AP de 416 millions de dinars pour les restes à réaliser du théâtre, du musée, de la bibliothèque en plus de la dotation de la climatisation et d'un poste transformateur.

Non loin de là, l'ex-quartier Bécourt accueillera le Palais des congrès, mais la réalisation a accusé beaucoup de retard à cause une fois de plus des services techniques de l'APC qui n'ont pas demandé les correctifs à l'étude réalisée par le BET Batna, qui devait respecter la superficie sur laquelle il sera érigé. Là aussi, le chef de l'exécutif  de la wilaya a tancé les responsables et leur a ordonné de tout mettre en œuvre pour récupérer le retard et relancer le chantier.