La visite de travail de deux jours en Algérie du président turc Recep Tayyip Erdogan est un puissant indicateur de la bonne santé politique, économique et diplomatique de l'Algérie.
Une bonne santé retrouvée et reconnue grâce à la philosophie développée par le Président Bouteflika tant à l'intérieur du pays pour relancer le développement local et prendre en charge la demande sociale, qu'à l'étranger où l'image de marque de l'Algérie a retrouvé son lustre d'antan.
Car la reprise des pourparlers inter maliens pour un dialogue inclusif devant ouvrir la voie à une paix durable dans ce pays est de ces médiations algériennes qui ont été réclamées dans les grands dossiers internationaux.
En fait, la semaine dernière a été riche en événements politiques et économiques, avec cette visite du président turc qui confirme qu'Alger et Ankara, au-delà de leurs relations séculaires, veulent aller vers un nouveau type de partenariat économique et politique. Vers un nouveau modèle de coopération entre les deux pays qui puisse bénéficier à leurs entreprises, à leurs économies et au rapprochement encore plus poussé des deux communautés.
Le président turc n'a pas manqué en fait de relever cette chaleur des relations entre les deux pays, que le Président Bouteflika veut encore meilleures.
Et il le dira : «Les entretiens avec le Président Bouteflika m'ont permis d'évoquer le rôle de l'Algérie dans la région», avant de rendre hommage à l'expérience du Président de la République dans nombre de dossiers internationaux stratégiques, comme il s'est félicité par ailleurs des liens historiques qui unissent l'Algérie et la Turquie, affirmant que l'année 2016 marquera le 500e anniversaire de l'établissement des relations bilatérales.
Pour l'Algérie, le renforcement de la coopération avec la Turquie est un choix stratégique, d'autant que ce pays affiche une croissance de plus de 8% annuellement lorsqu'en Europe, le taux ne dépasse pas les 2%.
C'est dire combien cette coopération avec la Turquie est bénéfique pour l'Algérie qui a besoin de contrats avec des entreprises performantes pour accélérer la cadence de son développement local et la réalisation des grands projets sociaux et économiques du programme du président.
Sur un autre registre, il y a lieu également de relever que l'Algérie, sous la présidence de M. Bouteflika, reste toujours ce pays où la paix, la concorde et le développement social sont cultivés avec un art consommé de l'amitié entre les peuples.
Dès lors, faut-il s'étonner que l'Algérie encourage les parties maliennes, en abritant et encourageant leurs conciliabules, à parvenir vite et consensuellement, à une paix durable.
C'est un peu dans cet esprit que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui représente à Malabo le Président Bouteflika au Sommet afro-turc, a réaffirmé devant ses pairs africains cette volonté inébranlable de l'Algérie à rester aux côtés des pays africains pour un développement équilibré, sain et dénué de conflits, du continent.