Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, se rendra aujourd'hui à Paris pour une visite de travail au cours de laquelle il co-présidera avec son homologue français, Manuel Valls, les travaux de la 2e session du comité intergouvernemental algéro-français de haut niveau.
A cette occasion, une douzaine d'accords seront signés par les deux parties, ce qui devra donner plus de dynamisme à la coopération algéro-française, déjà riche par un partenariat mutuellement bénéfique.
Lors de la première session tenue l'année passée à Alger, neuf accords de coopération dans divers domaines, ont été signés englobant de nombreux domaines et secteurs.
Avec l'inauguration de l'usine de fabrication de véhicules «Renault» d'Oued Tlelat à Oran, l'Algérie et la France auront réussi à sceller les contours de leur partenariat industriel.
Fruit d'un partenariat « gagnant-gagnant », la concrétisation de cette usine traduit la volonté et la détermination du gouvernement algérien à aller de l'avant sur la voie d’une industrialisation pouvant mettre le pays à l'abri de toutes les fluctuations du marché des hydrocarbures.
M. Sellal avait indiqué, lors de cette inauguration, que la relance de la base industrielle nationale est un « élément central » du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et constitue pour le gouvernement une « priorité de premier ordre ».
Ce nouvel acquis confirme, en réalité, les nouvelles orientations du gouvernement en ce qui concerne la relance économique du pays comme l'avait si bien signifié M. Abdelmalek Sellal, affirmant que misé le programme quinquennal de développement mise sur l'agriculture, l'industrie, l'énergie et le tourisme comme locomotive de la relance de l'économie nationale et la réduction de sa dépendance aux hydrocarbures.
Il a souligné l'importance de donner un nouvel élan à l'investissement national et en partenariat avec les entreprises étrangères dans le cadre du respect de la règle 51/49% régissant l'investissement étranger en Algérie.
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré que l'Algérie et la France coopèrent d'une façon «absolument exemplaire» et leurs relations «n'ont jamais été aussi bonnes ».
Le chef de la diplomatie française a indiqué que c'est grâce à l'excellent travail des gouvernements des deux pays que « nous sommes en train de lancer des projets concrets», rappelant, dans ce sens, «la feuille de route fixée, il y a deux ans, par les présidents algérien et français».
Il a fait part également de «beaucoup de sujets» qui seront abordés à l'occasion de la visite M. Sellal à Paris.
Au volet des statistiques, une centaine d'investissements français d'un montant global de plus de 2 milliards d'euros ont été réalisés en Algérie durant les dix dernières années.
Selon le directeur général de l'Agence nationale de développement de l'investissement (Andi), Abdelkrim Mansouri, il existe plusieurs projets d'investissements français en Algérie notamment dans les filières de la cimenterie, de la pharmacie à travers un partenariat entre le français Sanofi et le groupe Saidal, ainsi que du tourisme.
Citant le groupe hôtelier français Accor, il a fait savoir qu'une quinzaine de projets de cette chaîne hôtelière était en cours de réalisation à travers plusieurs régions du pays.
Tenue sous le thème « mieux comprendre le marché algérien, identifier des opportunités d'affaires et trouver des partenaires », cette rencontre d'affaires algéro-française a regroupé les représentants de plusieurs institutions et organismes économiques nationaux avec une délégation d'une trentaine de chefs d'entreprises de la région Province-Alpes-Côte d'Azur (PACA) conduite par le président de cette région, Michel Vauzelle.
La coopération concerne également la formation à travers le lancement, en 2015, des travaux de réalisation de quatre écoles spécialisées notamment dans les métiers de l'industrie, du management et de la gouvernance des entreprises et de la logistique.