Les dirigeants des pays pétroliers du Golfe se réunissaient hier au Qatar pour leur sommet annuel, sur fond de plongeon des prix de l'or noir.
L'effondrement des prix du pétrole, la situation en Irak et en Syrie ainsi que l'aggravation des violences au Yémen figurent à l'ordre du jour du sommet.
Le prix du brut a perdu 40% depuis juin. Cela veut dire que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui tirent 90% de leurs revenus du pétrole, pourraient perdre environ 300 milliards de dollars, par comparaison aux revenus de 730 milliards engrangés l'année dernière.
Les prix ont continué à baisser après la décision le mois dernier de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de maintenir sa production inchangée, principalement sous la pression de pays du Golfe emmenés par l'Arabie saoudite, soucieux de préserver leurs parts de marché.
Les dirigeants du conseil évoqueront aussi un accord d'union douanière, censé entrer en vigueur le mois prochain mais.
Le sommet de Doha devait initialement s'étaler sur deux jours, mais le comité d'organisation a annoncé lundi soir que la réunion ne se tiendrait que sur la seule journée de mardi, sans donner d'explication. Crée en 1981 le CCG regroupe l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.