Dans un messeage adressé à l’occasion de la journée internationale de la lutte contre la corruption : Le SG de l’ONU appelle à briser la chaîne de la corruption pour garantir le bien-être futur

Publié par dknews le 09-12-2014, 18h46 | 39

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a appelé hier à briser la chaîne de la corruption, affirmant que l’élimination de ce fléau et de ses dangers sera «une condition essentielle de notre bien-être futur», dans un message adressé à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, célébrée le 9 décembre de chaque année.

«En cette nouvelle Journée internationale de la lutte contre la corruption, nous renouvelons notre appel pour que chacun s’engage, partout dans le monde, à briser la chaîne de la corruption.

L’élimination de la corruption et de ses dangers sera une condition essentielle de notre bien-être futur», a indiqué M. Ban dans un communiqué, dont une copie a été reçue à Alger  Pour démanteler ce fléau, M. Ban a invité «instamment» chaque nation à ratifier et appliquer la Convention de l’ONU contre la corruption.

Il a dans ce contexte constaté que la convention a donné lieu à des «mesures audacieuses» dans les domaines de la prévention, de la législation, de la coopération internationale et du recouvrement d’avoir.

Qualifiant ces résultats de «grands progrès» dans la lutte et la prévention contre la corruption, le responsable onusien a, toutefois, indiqué qu’»il faut en faire beaucoup plus», insistant notamment sur la  fonction publique qui doit être, a-t-il suggéré, d’une intégrité irréprochable et que les carrières y soient régies par le mérite.

«Les fonctionnaires, comme les élus, doivent être mus par le respect de la déontologie, le souci de la transparence et le sens des responsabilités», a soutenu M. Ban.

Il a rappelé que la corruption est «un phénomène d’envergure mondiale dont les pauvres sont les premières victimes, car elle fait obstacle à une croissance économique solidaire et prive des services essentiels d’un financement vital», mettant également en garde contre les méfaits de ce phénomène qui «influe sur le sort de millions de personnes, à tous les stades de leur existence».

Annonçant que l’année prochaine, la communauté internationale doit arrêter un programme de développement durable pour l’après-2015, M. Ban a indiqué qu’il s’agira, dans ce sens, de donner aux citoyens des moyens d’agir et de mobiliser la force publique, le secteur privé et la société civile pour «faire sortir des millions de gens de la pauvreté, protéger la planète et garantir à tous une vie prospère et digne.»

Pour le secrétaire général de l’ONU, le secteur privé a lui aussi «un rôle essentiel à jouer», à travers notamment «une bonne conduite est propice aux affaires». «Au lieu d’investir dans la lutte contre la corruption, les grands groupes pourraient soutenir le développement durable», a recommandé M. Ban, lançant un appel pour que tout le monde contribue à mettre fin à la corruption et se mette au service de la justice et de l’équité.

«Plus personne au monde ne peut tolérer la corruption, ni sur le plan financier, ni sur le plan moral», a conclu le secrétaire général de l’ONU.