Sellal réaffirme les nouvelles orientations du Président : L’Etat ne renoncera pas à sa politique sociale

Publié par Walid B. le 25-12-2014, 19h44 | 31

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, vient, une fois de plus, de réaffirmer les nouvelles orientations données par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lors du dernier Conseil ministériel restreint consacré aux conséquences de la crise résultant de la baisse du prix du pétrole.

Sellal a saisi l’occasion de l’inauguration du Salon de la production nationale, mercredi passé au Palais des expositions à la Safex, pour affirmer que l’Etat poursuivra son soutien aux produits de large consommation et n’abandonnera pas sa politique sociale vis-à-vis des couches défavorisées et à faible revenu.

Le Premier ministre a affirmé, à cet égard, que l'Etat poursuivra ses grands projets d'investissement et son soutien aux produits de large consommation malgré les perturbations que connaît le marché pétrolier.

Il a précisé que le gouvernement a pris ses précautions par rapport à ces perturbations et compte poursuivre le programme d'investissements publics du prochain quinquennat 2015-2019.

Il a rassuré que toutes les décisions qui seront prises conformément aux orientations du président de la République visant la rationalisation des dépenses publiques «n'affecteront ni le développement économique ni le niveau de vie des citoyens», appelant les Algériens à «faire montre de compréhension et faire de l'année 2015, une année de solidarité et de confiance solide entre gouverneur et gouverné».

Ces déclarations interviennent au lendemain du Conseil restreint présidé par le président de la République au cours duquel il avait donné des instructions au gouvernement afin de faire face à la crise du pétrole.

Tout en affirmant que l'Algérie dispose d'une « certaine marge de manœuvre », le chef de l’Etat n’a pas manqué d’appeler à la rationalisation des dépenses publiques, des importations et de la consommation interne d'énergie.

Il avait chargé le gouvernement de s'atteler à la rationalisation de la dépense publique, notamment au niveau du budget de fonctionnement, de veiller à la rationalisation des importations et au renforcement du contrôle des opérations de financement du commerce extérieur, pour prévenir toutes formes d'évasion de capitaux.

Cependant, en dépit de cette crise, les grands chantiers lancés dans le cadre du programme du président de la République pour le prochain quinquennat ne sont pas remis en cause, puisque le chef de l’Etat a instruit le gouvernement d'exclure toute remise en cause de la politique d'investissements publics qui «demeure le moteur de la croissance et de la création d'emplois et qui permet aussi de répondre aux besoins sociaux de la population, notamment dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement et de la formation, de la santé et du logement».

A ce titre, le programme quinquennal d'investissements publics sera maintenu, tout en adaptant le rythme et les priorités de lancement des nouveaux projets et en veillant aussi à la maîtrise de leurs coûts.