Réformes politiques, développement socio-économique : Bouteflika trace la feuille de route pour 2015

Publié par Walid. B le 02-01-2015, 20h00 | 58

En instruisant le gouvernement, lors du dernier Conseil des ministres, à aller de l’avant dans la mise en œuvre et la concrétisation des engagements pris dans le cadre du nouveau programme quinquennal, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, aura tracé les contours de ce qui peut paraître comme une nouvelle feuille de route pour l’année 2015, notamment en ce qui concerne le parachèvement du processus de réformes politiques et le développement socio-économique du pays.

Le chef de l’Etat s'est dit, à cet effet, convaincu qu'avec une sérénité légitime et une mobilisation traditionnelle face aux défis, l'Algérie traversera sans difficultés majeures les graves perturbations que connaît le marché pétrolier marqué par la forte baisse des prix du pétrole.

Rappelant les décisions prises lors du Conseil restreint, le président de la République a assuré que la dynamique de développement serait poursuivie, en dépit de cette chute des prix du pétrole, afin de continuer à créer des emplois pour les jeunes et à réaliser les grands projets de développement socio-économique.

Recadrant les enjeux, le Président a soutenu qu'il ne faisait nul doute qu'une prise de conscience et un effort de tous permettraient d'accélérer les réformes économiques et d'instaurer une économie nationale diversifiée et compétitive.

Lors du dernier Conseil ministériel restreint, le chef de l’Etat avait donné de nouvelles orientations au gouvernement afin de faire face à cette crise. Il s’agit de rationaliser les dépenses publiques, les importations et la consommation interne d'énergie.

Cependant, en dépit de cette crise, les grands chantiers lancés dans le cadre du programme du président de la République pour le prochain quinquennat ne sont pas remis en cause, puisque le chef de l’Etat a instruit le gouvernement d'exclure toute remise en cause de la politique d'investissements publics qui demeure le moteur de la croissance et de la création d'emplois et qui permet aussi de répondre aux besoins sociaux de la population, notamment dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement et de la formation, de la santé et du logement.

A ce titre, le programme quinquennal d'investissements publics sera maintenu, tout en adaptant le rythme et les priorités de lancement des nouveaux projets et en veillant aussi à la maîtrise de leurs coûts.

Destiné à renforcer la résistance de l'économie algérienne aux effets de la crise financière mondiale et développer une économie compétitive et diversifiée, le nouveau plan quinquennal d’investissements publics devrait marquer une rupture avec les anciennes méthodes de gestion.

Pour mener ce programme à terme, le gouvernement table sur quatre secteurs stratégiques, à savoir l’agriculture, l’industrie, l’énergie et le tourisme comme locomotive de la relance de l'économie nationale et la réduction de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Ceci d’autant plus que les défis qui attendent l’Exécutif en matière de logement, d’emploi et la relance des investissements dans les créneaux porteurs, sont énormes et exigent de l’équipe gouvernementale un effort soutenu en vue de répondre aux attentes et préoccupations qui ne cessent d’être soulevées par les populations dans les différentes régions du pays.

D’autre part, et au volet des réformes politiques, le président de la République a assuré que le processus ira à son terme avec la révision de la Constitution qui doit intervenir au courant du premier semestre de l’année 2015, tout en laissant la porte entrouverte à toutes les composantes de la scène politique et de la société civile de participer aux consultations menées autour de ce projet.

Le chef de l’Etat, initiateur du projet de révision de la Constitution, n'avait posé aucune limite préalable, hormis bien évidemment celles relatives aux constantes nationales et aux valeurs et principes fondateurs de la société algérienne.

Cette révision de la Constitution sera donc menée à son terme suivant une démarche qui se veut résolument participative fondée sur une concertation ouverte aux forces politiques, aux principales représentations de la société civile ainsi qu’aux personnalités nationales.

Les lignes directrices de cette Constitution ont été déjà tracées par le présidentde la République qui avait confié l’élaboration du projet de révision à une commission composée d’experts juridiques.
Il s’agit de consacrer la séparation des pouvoirs, tout comme la préservation de l’indépendance et de l’identité nationale, ainsi que le renforcement des libertés individuelles et collectives.