Quarante jeunes hommes ont été enlevés dans le nord-est au Nigeria le soir du Nouvel an par des membres présumés du groupe armé islamiste Boko Haram pour en faire des combattants, selon des habitants de l'Etat de Borno, cités par des médias.
Des dizaines d'insurgés ont mené un raid contre le village de Malari, à 20 kilomètres de la forêt de Sambisa, réputée comme une des caches principales de Boko Haram. Quarante garçons et jeunes hommes âgés de 10 à 23 ans ont été enlevés et emmenés dans la forêt, selon les habitants du village qui ont pris la fuite.
La nouvelle de cet enlèvement n'a été connue que dans la nuit de vendredi, quand des habitants ont réussi à atteindre Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno.Les télécommunications ont été rendues très difficiles dans une région qui est le théâtre d'attaques quasi quotidiennes, avec la destruction progressive des antennes et poteaux téléphoniques par les insurgés.
«Ils sont arrivés armés à bord de pick-up et ont rassemblé tous les hommes devant la maison du chef du village. Ils nous ont tenu des discours religieux avant de choisir 40 de nos garçons et de les emmener», a déclaré à l'AFP un des habitants du village, Bulama Muhammad.
Boko Haram détient toujours plus de 200 jeunes filles kidnappées en avril dans leur lycée de Chibok, dans l'Etat de Borno. Depuis cet évènement, le groupe armé continue d'enlever régulièrement des dizaines d'enfants, de femmes et d'hommes, qui exécutent les tâches de la vie quotidiennes dans les camps du groupe.
...15 personnes tuées par des hommse armés dans un village du nord
Au moins 15 personnes ont trouvé la mort vendredi lors d'une attaque menée par des hommes armés dans un village de l'Etat de Kaduna, dans le centre-nord du Nigeria.Yohana Adamu, résident local, a informé Xinhua que les auteurs de l'attaque du village d'Ambe-Madaki seraient des bergers Fulani.
Les assaillants, qui disposaient d'armes sophistiqués, ont incendié une vingtaine de maisons.
Des dizaines de villageois ont été blessés, selon Adamu. Cette attaque a eu lieu une semaine après la mort de 10 personnes, tuées au village de Tattaura, dans la même région, par des hommes armés inconnus.