RDCongo : l'ONU et ses partenaires appellent à l'option militaire pour désarmer les FDLR

Publié par DK News le 03-01-2015, 15h09 | 25

L'ONU et ses partenaires ont déclaré vendredi que les rebelles des Forces démocratiques de Libération du Rwanda FDLR) en République démocratique du Congo (RDC) n'ont pas respecté l'ultimatum de désarmement qui a expiré vendredi et ont appelé à agir militairement pour les neutraliser.

La Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) avaient fixé cet ultimatum de six mois pour la reddition et la démobilisation complètes et inconditionnelles des FDLR, indique un communiqué de presse de l'ONU publié vendredi.

L'Envoyé spécial de l'ONU pour la région des Grands Lacs, Saïd Djinnit, le Représentant spécial de l'ONU en RDC, Martin Kobler, le Représentant spécial de l'Union africaine pour la région des Grands Lacs, Boubacar Diarra, le Coordinateur principal de l'Union européenne pour la région des Grands Lacs, Koen Vervaeke, l'Envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs et la RDC, Russell D. Feingold, et l'Envoyé spécial de la Belgique pour la région des Grands Lacs, Frank de Coninck, se sont déclarés inquiets que l'échéance n'ait pas été respectée.

«Les FDLR ont utilisé cet ultimatum de six mois pour continuer à perpétrer des violations des droits de l'homme contre des personnes innocentes dans l'est de la RDC, à recruter des combattants et à poursuivre leur agenda politique illégitime», note le communiqué.

Selon les envoyés spéciaux, devant le refus des FDLR à se conformer pleinement aux décisions de la CIRGL, de la SADC et du Conseil de sécurité des Nations Unies, «il n'y a pas d'autre choix à la région et à la communauté internationale que de mettre en oeuvre l'option militaire contre tous ceux au sein de ce groupe armé qui refuseraient de rendre les armes volontairement».

Les envoyés rappellent que le communiqué issu de la réunion du 1er décembre des garants de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région souligne «le caractère contraignant et non négociable du délai du 2 janvier 2015». «Plus rien ne devrait retarder davantage la neutralisation effective d'un groupe responsable d'une longue série de crimes odieux», déclare le communiqué.

Les envoyés exhortent le gouvernement de la RDC et la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), y compris la Brigade d'intervention, à prendre toutes les mesures nécessaires pour désarmer les FDLR.