La Ligue arabe tiendra lundi une réunion urgente sur la situation sécuritaire en Libye

Publié par DK News le 04-01-2015, 15h27 | 31

La Ligue arabe tiendra lundi une réunion urgente sur la situation sécuritaire en Libye, a indiqué le secrétaire-général adjoint de l'organisation, Ahmed Ben Helli.

Cette réunion qui se tiendra au niveau des représentants permanents «sera consacrée à l'étude des dangereux développements que connaît la Libye et l'accroissement de la violence et des actes de terrorisme», a déclaré M. Ben Helli à la presse.

Il ajouté que ces actes «ne visent plus seulement les individus (...) mais également les infrastructures économiques vitales qui représentent la richesse du peuple libyen, notamment les réservoirs de pétrole».

La réunion a été réclamée par le représentant permanent de la Libye à la Ligue arabe.
Depuis la chute de Mâammar El Gueddafi, au terme de huit mois de conflit en 2011, la Libye est dirigée par deux Parlements et deux gouvernements rivaux, l'un proche des miliciens islamistes de Fajr Libya et l'autre reconnu par la communauté internationale, siégeant à Tobrouk, près de la frontière égyptienne.

Livré aux milices, le pays connaît une escalade de la violence et des actes terroristes sans précédent qui ciblent non seulement les citoyens libyens et les étrangers mais aussi les infrastructures économiques vitales, telles les installations pétrolières, qui représentent la richesse du peuple libyen.


La Guinée-Bissau dément toute présence sur son territoire d'auteurs présumés de l'attaque en Gambie

La Guinée-Bissau a démenti samedi des informations sur une présence sur son territoire d'auteurs présumés de l'attaque du 30 décembre contre le palais du président Yahya Jammeh de la Gambie et a condamné cet assaut.

«Aucun militaire présumé impliqué dans la tentative de coup d'Etat en Gambie n'a franchi la frontière» pour entrer en Guinée-Bissau, affirme le gouvernement bissau-guinéen dans un communiqué publié samedi. Bissau «condamne avec véhémence» l'attaque du 30 décembre et dit avoir «renforcé les mesures de contrôle au niveau de sa frontière nord» avec le Sénégal, ajoute le communiqué.

Mercredi, une source militaire à Bissau avait affirmé que quatre officiers gambiens soupçonnés d'avoir participé à l'attaque du 30 décembre ont fui en Guinée-Bissau. Pour sa part, le président de la Ligue bissau-guinéenne des droits de l'homme, Luis Vaz Martins, a affirmé samedi que «de source sûre, au moins un militaire» gambien présumé à avoir participé à cette attaque «avait été arrêté» en Guinée-Bissau, sans plus de détails.

«Nous avons mis la pression pour qu'il (cet assaillant gambien présumé) soit immédiatement libéré. Il n'existe aucun accord d'extradition entre la Gambie et la Guinée-Bissau, et envoyer quelqu'un en Gambie signifierait l'envoyer à la mort», a indiqué M. Martins, cité par l'AFP.

Mais «si le gouvernement dit ne détenir personne, cela nous réconforte», a-t-il ajouté.L'attaque d'hommes armés contre le palais présidentiel à Banjul avait fait mardi au moins trois morts selon un bilan non officiel. Le chef de l'Etat était alors en visite privée à l'étranger. Les assaillants avaient été repoussés par les forces loyales au président Jammeh, selon des sources militaire et diplomatique.