Le groupe pétrolier Repsol a annoncé hier qu'il mettait définitivement fin aux prospections controversées réalisées depuis novembre au large de l'archipel espagnol des Canaries, la qualité du gaz et du pétrole découverts étant insuffisante.
"Les prospections ont confirmé que du gaz et du pétrole ont bien été produits dans ce bassin mais les dépôts découverts sont saturés d'eau et les hydrocarbures présents sont disposés en couches très fines non-exploitables", écrit le groupe espagnol dans un communiqué.
"Aucune nouvelle activité d'exploration ne sera menée dans cette zone", ajoute le groupe qui avait estimé entre 17 et 19% les chances de découvrir des gisements d'hydrocarbures au large de l'archipel.
"Quelque 750 professionnels venant de plus de 50 entreprises, dont certaines ont leur siège aux Canaries, ont travaillé sur le projet de recherches, qui a été soumis aux standards maximum de sécurité et de respect de l'environnement", affirme Repsol.
Ces prospections ont été très controversées dans l'archipel. Les opposants craignaient notamment que les forages mettent en péril la flore et la faune de la région, notamment ses cétacés. Ils comportaient aussi selon eux un risque sismique et pouvait menacer la principale activité des îles, le tourisme.
De son côté le gouvernement espagnol soutenait ce projet, estimant que la découverte de pétrole pourrait créer des milliers d'emplois alors que le taux de chômage atteint sur place 30%, et réduire la dépendance énergétique du pays qui importe 80% de son énergie.