Maraîchages à Souk Ahras : Apport déterminant du périmètre irrigué de Sedrata

Publié par DK News le 16-01-2015, 19h00 | 183

L’apport déterminant de l’extension du périmètre irrigué de Sedrata (Souk Ahras) a permis de développer notablement les cultures maraîchères dans cette wilaya, a affirmé mercredi à l’APS le directeur des services agricoles (DSA), Abderrahmane Mansouri.

La superficie de ce périmètre qui ne dépassait guère les 1.500 hectares en 2013 est aujourd’hui de l’ordre de 2.200 hectares, soit une augmentation de 700 hectares répartis sur les communes de Bir Bouhouche (500 ha) et de Zouabi (200 ha), a précisé ce responsable.

Le périmètre irrigué de Sedrata, exploité par 96 opérateurs des secteurs privé et public, participe aussi bien à l’amélioration des productions maraîchères (tomate, ail et pomme de terre) qu’au développement de la filière céréalière à travers l’utilisation de la technique d’irrigation d’appoint, selon M. Mansouri.

Le rendement moyen à l’hectare pour la culture de pommes de terre saisonnière a atteint, dans ce périmètre, lors de la dernière campagne agricole, les 360 quintaux, ont indiqué de leur côté les responsables de la subdivision locale de l’agriculture, soulignant qu’une chambre froide a été réservée par le ministère de la tutelle pour stocker cette importante production dans le cadre du dispositif de régulation du marché des produits alimentaires de large consommation.

La superficie réservée aux légumes secs dans la wilaya de Souk Ahras a également connu une hausse "conséquente", passant de 2.000 hectares en 2009 à 7.000 hectares actuellement et ce, dans le cadre de la stratégie du secteur de l’agriculture visant la récupération des terres en jachère, a-t-on ajouté.

Une opération de plantation d’arbres autour du périmètre de Sedrata, et entre ses différentes parcelles, a été menée pour protéger les récoltes contre les vents, en plus de l’installation d’une canalisation pour le drainage des eaux pluviales.

Les agriculteurs qui y activent ont bénéficié d’un soutien public pour l’installation de systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte et par pivot, selon les mêmes sources qui ont fait état d’efforts visant à y développer d’autres cultures maraîchères à travers le renforcement de la main-d’œuvre agricole.