L'Algérie est redevenue un pays qui compte et qui a son point de vue dans les événements internationaux. Mieux, des pays amis et d'autres n'hésitent plus à venir à Alger discuter et s'entretenir avec ses responsables sur les grandes questions de l'heure, de l'actualité internationale.
La visite la semaine dernière du président du Venezuela, Nicolas Maduro, en est de ces consultations importantes qui se déroulent actuellement à Alger. Maduro est venu à Alger pour avoir le soutien du président Bouteflika et s'entretenir avec lui des meilleurs moyens de redresser les cours du baril de pétrole, qui périclitent de jour en jour sur les marchés pétroliers.
Car l'Algérie, pays producteur et membre influent de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), sait que des cours du brut bas ne profitent qu'aux économies développées les pays consommatrices, qui sont actuellement en train de tout faire pour maintenir à la baisse les cours pétroliers.
C'est dans cette conjoncture morose sur le marché pétrolier que l'Algérie est sollicitée par le Venezuela et l'Iran, notamment, pour déclencher une vaste action diplomatique et de lobbying pour stopper l'hémorragie des prix du brut et convaincre les producteurs et pays membres de l'Opep d'une action urgente afin de retrouver un consensus nécessaire pour que les cours pétroliers retrouvent les chemins de la croissance.
Des actions plus discrètes sont ainsi menées par l'Algérie, à travers sa diplomatie, pour une action concertée des pays membres de l'Opep afin de trouver des réponses urgentes et consensuelles à la situation actuelle du marché pétrolier.
Sur un autre registre, l'Algérie a confirmé, avec la visite d'Etat de plusieurs jours du président Sénégalais Macky Sall, qu'elle reste un pays pivot en Afrique. Mieux, les extrêmes sollicitations du président sénégalais pour une coopération bilatérale plus intense, une refondation de la coopération économique entre les deux pays sont de nature à mettre en place une solide coopération algéro-sénégalaise.
Gaz, énergie, industrie mécanique, et, surtout, l'axe de la confrérie de la Tidjania sont les grands atouts de cette reprise des relations entre Alger et Dakar, un moment chahutées par des intérêts égoïstes, qui ne travaillent pas ceux des deux pays et du continent africain.
Alger-Abuja, Dakar-Pretoria est le nouvel axe d'importance en Afrique, un axe que le Sénégal veut intégrer avec les meilleurs atouts politiques et économiques, notamment sur la question d'un référendum d''autodétermination au Sahara Occidental.
Avec la nouvelle diplomatie développée par l'Algérie dans un contexte géopolitique mondial qui évolue à un rythme imprévisible par les conjoncturistes, il est loisible aujourd'hui de constater d'abord que les relations avec les grandes démocraties dans le monde, dont la France, les Etats-Unis, l'Italie ou la Grande Bretagne, sont en train de se développer dans un cadre politique serein et économique prometteur.
Avec les pays d'Afrique et pus globalement ceux du Sud, cette diplomatie de la clairvoyance politique chère au président Bouteflika, a ramené e calme et la sérénité dans les rangs des pays en développement, et leurs grands efforts pour assurer eux même leur prospérité économique. C'est en gros dans cette configuration géopolitique que s'inscrivaient les visites à Alger des présidents du Venezuela et du Sénégal.