En complément du reportage intitulé « Un diamant vert et bleu menacé » (PNG Bejaia) et signé Arslan-B, voici quelques précisions et autres caractéristiques de la posidonie, cette plante marine qui risque de disparaître en cas de pollution que causerait l’érection de fermes aquacoles dans un certain périmètre censé être une aire marine protégée.
Ainsi donc, l ’inquiétude des « écolos » bedjaouis a essentiellement trait à la préservation des équilibres écosystémiques d’une zone particulière de la baie de Bejaia (côte ouest), faune et flore marines risquant, dans le cas où ces projets de fermes aquacoles venaient à voir le jour et entrer en exercice tels qu’ils sont « affectés », à ce jour, de se voir exposés inéluctablement à une pollution aussi irréversible que fatale. Et parmi ces variétés floristiques, la posidonie.
Qu’est-ce que la posidonie ? « La posidonie de Méditerranée (Posidonia oceanica) est une espèce de plante à fleurs aquatiques de la famille des posidoniaceae et endémique de la mer Méditerranée. Ce n’est pas une algue, bien qu’elle vive sous l’eau…
Elle fleurit en automne et produit, au printemps, des fruits flottants communément appelés « olive di mare » (olives de mer-Italie). Elle forme de vastes herbiers entre la surface et 40 m de profondeur :
CES HERBIERS CONSTITUENT L’ECOSYSTEME MAJEUR DE LA MEDITERRANEE. ILS SONT D’AILLEURS DECLARES « SITES D’IMPORTANCE COMMUNAUTAIRE » par une directive de l’Union européenne.
Les 06 atouts-maîtres (apports édifiants-voire vitaux- et salutaires) de la posidonie (données internet):
1/ Elle libère environ 20 litres d’oxygène par jour pour chaque mètre-carré d’herbier
2/Elle produit et exporte de la biomasse soit dans les écosystèmes limitrophes, soit en profondeur
3/Elle abrite de nombreuses espèces de poissons…
4/Elle consolide les fonds des côtes, contribuant (de la sorte) à freiner le transport des sédiments dû aux courants 5/ Elle agit en tant que barrière, limitant l’érosion des côtes et ce en réduisant considérablement la force des courants 6/Elle protège (ENFIN) les plages de l’érosion (avec les feuilles échouant sur les côtes, particulièrement en hiver).
…Et tant que « la zone marine…à protéger » recèle encore, fort heureusement, la présence de l’éminemment précieuse et vitale posidonie, il n’est surtout pas question de renoncer au combat sacré pour sa préservation.
Mais il y a espoir puisque les plus hautes autorités de l’Etat semblent abonder sans hésiter dans le sens de l’impérieuse nécessité d’officialiser le statut de la « Zone marine protégée » de Bejaia…Il s’agit, en effet, de sauver la mer…nourricière.