Le PNUD prévient de l'augmentation des inégalités sociales dans le monde

Publié par DK News le 30-01-2014, 18h10 | 204

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a averti contre les inégalités croissantes des revenus à travers le monde, en indiquant que 1% des plus riches de la planète contrôlent 40% des richesses du monde, tandis que la moitié la plus pauvre de l'humanité ne contrôle guère plus de 1% des richesses.

«Les niveaux d'inégalités actuels au sein des pays et entre les pays sont injustes et ils freinent le progrès humain», a prévenu l'Administrateur du PNUD, Mme Helen Clark, lors du lancement du nouveau rapport de cette organisation onusienne, montrant que les inégalités ont augmenté de 11% entre 1990 et 2010.

Parmi les faits marquants du rapport est qu'une majorité significative des ménages dans les pays en développement, soit plus de 75% de la population mondiale, vivent dans des sociétés plus inégales aujourd'hui comparé à 1990.

Pour réduire durablement les inégalités, il importe d’adopter des modes de croissance plus inclusifs, appuyés par des politiques de redistribution et des normes sociales renouvelées, selon le document intitulée «l’Humanité divisée : Faire face aux inégalités dans les pays en développement». Selon le PNUD, si rien n’est fait, les inégalités pourraient saper les fondements mêmes du développement et de la paix sociale et nationale.

Il est vital que les pays en développement et émergents réalisent la croissance économique pour atteindre le premier Objectif du Millénaire pour le développement (OMD), qui vise à réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015.

Toutefois, des revenus nationaux plus élevés et une croissance économique plus rapide ne se traduisent pas toujours par un abaissement des inégalités dans les domaines de l’éducation, de la santé et d’autres domaines du bien-être humain. Dans le rapport, le PNUD souligne que les fortes inégalités vont au-delà des questions de revenus.

Ainsi, si les femmes sont plus présentes sur les marchés du travail, elles restent surreprésentées dans les emplois précaires et sous-représentées parmi les catégories de cadres et de décideurs et elles continuent d'être payées beaucoup moins que leurs collègues hommes.

Un autre sujet de préoccupation est le fait que dans les pays en développement, les enfants issus des familles les plus modestes ont cinq fois plus de risque de mourir avant l'âge de cinq ans que les enfants des familles les plus aisées.

Les autres principaux messages du rapport est que le creusement des inégalités de revenus au cours des vingt dernières années a été en grande partie provoqué par la mondialisation au sens large, mais les choix de politique intérieure ont eux aussi joué un rôle important. Les inégalités de revenus demeurent les principales causes d’inégalités relatives à d’autres aspects du bien-être matériel, mais d’autres éléments ont également leur importance, notamment la qualité de la gouvernance, les dépenses sociales et les normes sociales, indique le PNUD.