Education nationale: L'arrêt de travail prévu les 10 et 11 février sera considéré comme une grève

Publié par DK News le 01-02-2015, 18h57 | 35

Le ministère de l'Education nationale a affirmé dimanche que tout arrêt de travail est considéré comme une grève «aux yeux des textes en vigueur» en réaction à l'appel lancé par la coordination des syndicats de l'éducation (CSE) pour deux journées de protestation les 10 et 11 février.

Le ministère a précisé que tout arrêt de travail «est considéré comme une grève aux yeux des textes en vigueur et, par conséquent, le préavis de grève doit être négocié selon l'article 30 de la loi 90/02 modifiée et complétée».

L'article en question stipule que l'Etat «est tenu de protéger le fonctionnaire contre les menaces, outrages, injures, diffamation ou attaques de quelque nature que ce soit, dont il peut être l'objet, dans ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions et de réparer le préjudice qui en résulterait».

L'Etat est, dans ces conditions, «subrogé aux droits du fonctionnaire pour obtenir réparation de l'auteur des faits», précise le même article. Le ministère de l'Education rappelle, dans son communiqué, que toute grève «doit être précédée d'une rencontre de conciliation conformément aux dispositions de la loi citée plus haut et particulièrement ses articles de 16 à 20».

Sur ce, le ministère «réitère sa disponibilité au dialogue» et affirme qu'il «reste disposé à recevoir les syndicats, individuellement, afin d'étudier les revendications et essayer de parvenir à des solutions concertées conformément aux textes de loi régissant l'exercice du droit syndical et plus particulièrement le droit à la grève».

La CSE, réunie dimanche dernier à Alger, a réitéré son appel à une révision des statuts des différents corps de l'éducation nationale dans un souci d»équité et de justice» en matière de classement, de promotion et de réintégration.