Prise en charge des insuffisants rénaux: Défaillance de certaines cliniques privées

Publié par DKNews le 08-02-2015, 17h56 | 40

La Fédération nationale des insuffisants rénaux (FNIR) a relevé des défaillances dans la prise en charge des séances d'hémodialyse dans certaines cliniques relevant du secteur privé, selon son porte-parole, Mohamed Boukhors.

Ces cliniques «ne donnent pas les doses d'hormone antianémique» en fonction des besoins du malade, a affirmé M. Boukhors à l'APS, attribuant le fait à la convention signée entre ces dernières et la caisse nationale de sécurité sociale (CNAS) qui ne fixe pas le dosage à prescrire.

Il a déploré à ce propos le calvaire que vivent les insuffisauts rénaux qualifiant leur situation de «catastrophique» d'autant que les cas d'anémie augmentent de plus en plus chez ces malades. Il a par ailleurs dit ne pas comprendre l'exigence de la CNAS que les séances d'hémodialyse soient supervisées par un néphrologue au niveau des cliniques privées conventionnées.

L'opération peut être effectuée par un réanimateur ou un anesthésiste, a-t-il soutenu précisant que le néphrologue ne fait que prescrire le traitement et suivre le malade avant de l'orienter vers l'hémodialyse lorsqu'il arrive à un stade avancé de la maladie.  

Il s'est par ailleurs interrogé pourquoi la CNAS ne prend elle pas en charge la dialyse péritonéale au domicile du malade assuré. Parmi les problèmes auxquels font face les insuffisauts rénaux, le porte parole de la FNIR a cité la pose de la fistule pour faciliter la dialyse qui nécessite le transfert des malades vers les cliniques privées les obligeant à assumer le cout de l'opération estimé à 20.000 dinars pour les adultes et 30.000 dinars pour les enfants.

Cette opération peut se faire en milieu hospitalier pour alléger les dépenses du malade, a préconisé M. Boukhors. Le même constat a été fait par le porte parole de la FNIR concernant la pose du cathéter, déplorant que «plusieurs malades soient contraints de payer 8.000 dinars pour cette opération et 120.000 DA lorsqu'il s'agit d'un sujet jeune, a-t-il ajouté.

M. Boukhors regrette que la prise en charge de ces dispositifs par la sécurité sociale ne concerne que trois cliniques seulement au niveau national (Alger et Annaba). Le malade ne peut les acquérir qu'au bout de 15 jours malgré l'urgence.

Aprés l'accord de la CNAS il doit se déplacer vers ces cliniques privées (Alger, Annaba) ou des examens supplémentaires et couteux lui sont prescrits. Le porte-parole de la Fédération a indiqué avoir adressé plusieurs correspondances au ministère du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale concernant l'état de l'hémodialyse et les pratiques des cliniques privées à l'insu de la CNAS.

Aucune suite ne m'a été donnée, a-t-il affirmé. Il a également demandé au ministère de la solidarité nationale de lui remettre une copie de la convention conclue avec la CNAS mais le ministère a refusé, a-t-il ajouté.