Le Mouvement populaire algérien (MPA) est pour le gaz de schiste comme alternative au gaz conventionnel, «mais dans une dizaine d'années et une fois que les techniques de son exploitation soient développées», a indiqué son secrétaire général, Amara Benyounès, samedi à Maghnia (Tlemcen).
«Le Gouvernement cherche actuellement à connaître la réalité des stocks de gaz de schiste du pays, classé à la 3ème place au plan mondial selon des prévisions», a souligné M. Benyounès lors d’un meeting animé au centre culturel de Maghnia en présence d’un nombre important des militants du MPA.
Les appréhensions quant à l’exploitation du gaz de schiste «n’ont pas de justification», a-t-il relevé, affirmant que «le Gouvernement ne peut en aucun cas prendre des décisions qui ne servent pas l’intérêt du peuple».
Concernant la chute des prix du pétrole, le SG du MPA a souligné «qu’il n’y a pas de recul dans la subvention des prix des matières de large consommation» et que «l’Algérie n’est plus celles des années 80», expliquant que les réserves de change importantes dont jouit l’Etat actuellement «la mettent à l'abri de toute turbulence dans les 3 à 4 années à venir, à condition de maîtriser les dépenses».
Après avoir rappelé les conséquences négatives de la contrebande de produits subventionnés, le secrétaire général du MPA a insisté sur la nécessité de stopper cette hémorragie.Par ailleurs et dans un autre chapitre, M. Benyounes a souligné que «nous n’avons aucun problème avec le Maroc, mais nous n’abandonnerons pas le peuple sahraoui dans sa lutte pour son autodétermination et demandons l'exécution des résolutions de l’ONU».
Par ailleurs, M. Benyounès a évoqué l'évolution de la situation politique dans certains pays arabes suite au «printemps arabe», avant d'aborder la charte de la paix et de réconciliation nationale en Algérie «qui barre la route au parti dissous pour faire son retour sur la scène politique»