M. Messahel se réunit avec les ambassadeurs des pays de l'UE accrédités à Alger : La lutte antiterroriste: priorité absolue de l'Algérie

Publié par DK News le 08-02-2015, 19h32 | 33

Une fois encore, l'Algérie a rappelé que la lutte contre le terrorisme et son éradication demeure un axe majeur et une priorité fondamentale pour dégager la voie au développement et la consolidation de la démocratie. Autant en Algérie qu'en Afrique et là où ce fléau s'est incrusté.

C'est là le message délivré hier par le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel dans son intervention devant les ambassadeurs de l'UE accrédités à Alger. M. Messahel, au delà de la politique algérienne en matière de lutte contre le terrorisme.

Son éradication et la mise en place des fondements d'une société ouverte au progrès et à la démocratie, a délivré un autre message: celui de dire que l'Algérie reste absolument tournée vers le rétablissement de la paix, la concorde civile et la sécurité sur le continent africain.

Elle reste également solidaire de tous les combats pour la promotion des droits de l'homme et l'émancipation sociale et économique des pays africains, outre la fin de toute forme de colonialisme, notamment au Maghreb. Pour ce faire, il a annoncé la tenue prochainement à Alger d'une conférence de haut niveau sur le financement du terrorisme.

 Cette conférence "se penchera sur l'élaboration d'un projet de protocole additionnel à la Convention sur le terrorisme qui sera soumis aux Nations unies", a précisé M. Messahel. Car en fait, pour l'Algérie, la lutte antiterroriste est plus que jamais un axe majeur de la diplomatie algérienne.

Pourquoi? Tout simplement parce que l'éradication du terrorisme et le tarissement de ses sources de financement conditionnent le retour à la stabilité et à la sécurité des pays, outre le fait que la fin du terrorisme est une exigence sine qua non pour la relance et la consolidation du développement économique et social et des processus de démocratisation en cours en Afrique et ailleurs dans le monde, en particulier dans les pays arabes.

Car il est évident que le développement social et économique en Afrique, que ce soit au Sahel, au Maghreb arabe et ailleurs est tributaire d'une situation sécuritaire assainie, d'un climat social apaisé et d'une incrustation dans les sociétés politiques locales des principes de démocratie, de gouvernance et de progrès social.

Mieux, M, Messahel a fait comprendre aux diplomates européens que l'Algérie demeure résolument engagée sur ce front de combat, et travaille avec ses partenaires pour arriver rapidement à un consensus régional, sinon international pour remettre de l'ordre dans l'actuelle configuration politique dans certains pays africains, pas seulement en Libye où la situation est vraiment inquiétante.

Mais sur tout le continent africain, à commencer par aider les partenaires de la paix au Mali à s'entendre sur une sortie de crise démocratique et consensuelle, allant dans le sens des efforts de l'Algérie pour le retour de la paix et la sécurité au nord de ce pays.

La situation est certes difficile, mais pas insurmontable, si tout le monde y met du sien. Tel est par ailleurs l'autre sens à donner au message de M. Messahel aux diplomates européens.