Le niveau des crédits toxiques des banques espagnoles a enregistré une baisse en 2014 mais reste élevé, à 12,51%, les conséquences de la bulle immobilière et des crédits bancaires impayés pesant toujours sur l'économie, selon des chiffres officiels publiés mercredi.
Le montant total des créances douteuses, signe de la fragilité de certaines banques en Espagne, a atteint 172,603 milliards d'euros, selon les chiffres de la banque centrale espagnole. Ces créances sont surtout présentes dans l'immobilier et correspondent aux crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés.
Le taux des créances douteuses était reparti à la hausse en juillet et en août, mais n'a cessé de reculer depuis.
Il reste à un niveau élevé par rapport aux banques d'autres pays de la zone euro mais s'éloigne de son record historique de 13,6%, atteint en décembre 2013, après six années de crise.
Les établissements bancaires espagnols ont été fortement fragilisés par l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.
L'Union européenne avait dû voler au secours du secteur bancaire espagnol à l'été 2012, en lui accordant un plan d'aide de plus de 40 milliards d'euros dont il est sorti début 2014.