Présidentielle 2014/ Débats passionnés et passionnants- Loin de l’invective et la diffamation

Publié par Kamel Cherif le 04-02-2014, 20h46 | 64

Avec l’enclenchement du processus de l’élection présidentielle, les débats tendent à devenir passionnants et passionnés. La classe politique passe à la vitesse supérieure et chaque parti y va de son propre discours, excellant quelquefois dans les méthodes de persuasion afin d’attirer d’éventuels électeurs. 

Comme dans toute élection démocratique, les avis restent partagés et contradictoires. Chaque parti politique tente de faire valoir ses arguments en avançant ses thèses et propositions. Pour le moment, les débats semblent se résumer à la candidature ou non du président de la République Abdelaziz Bouteflika. Les partisans et les opposants à la candidature du chef de l’Etat focalisent tous les débats.  Les partisans du Président Bouteflika semblent prendre le dessus dans la mesure où ils ont imposé ce débat à ceux qui sont contre.

Ce qui est appelée l’opposition fait le jeu de ceux qui soutiennent le chef de l’Etat, lequel ne s’est pas encore prononcé sur ses intentions. Or, la classe politique gagnerait à faire des propositions et avancer des alternatives au lieu de tout concentrer sur la candidature ou non du Président de la République. Il s’agit pour elle d’enclencher et de provoquer un débat d’idées à même de sensibiliser et d’éclairer l’opinion publique nationale sur les enjeux de l’élection présidentielle. 

Il faut, cependant, considérer ce bouillonnement politique comme un point positif qui va dans le sens de la consolidation de la démocratie en Algérie. C’est ainsi que la pratique démocratique sera davantage ancrée dans la sociétéMais comme disait le regretté président Mohamed Boudiaf «l’Algérie avant tout». Les intérêts suprêmes du pays et par conséquent du peuple algérien doivent être d’abord préservés et mis au-dessus de toutes considérations politiques, politiciennes et partisanes. 

L’Algérie a payé un lourd tribut pour sortir d’une décennie de sang et de feu. Les Algériens ne sont pas disposés à revivre les affres de la violence et du terrorisme. Le peuple algérien a résisté comme un seul homme à ce qui est appelé le «printemps arabe». Les Algériens étaient sortis pour empêcher les manifestants qui voulaient imiter la Tunisie et l’Egypte et marcher dans les rues dans le sillage du printemps arabe. 

Cette maturité et ce message de paix du peuple algérien doit être pris en compte par les leaders et les personnalités politiques dans leurs discours à l’occasion de la campagne électorale. 
En ce sens, tous les coups restent permis durant la campagne électorale, sans pour autant que la stabilité de l’Algérie ne soit touchée. 

L’invective, la diffamation et les jugements de valeurs pouvant altérer la stabilité du pays et la sérénité du peuple algériens devraient être bannis des discours et comportements des hommes  politiques car l’Algérie des chouhada reste plus grande que toute autre chose et sacrée !