Retour du débat sur le plafond de la dette aux Etats-Unis

Publié par DK News le 07-03-2015, 17h43 | 29

Le Congrès américain a été sollicité vendredi par l'administration de Barak Obama à l'effet de relever «aussi vite que possible» le plafond de la dette américaine qui pourrait de nouveau menacer le pays d'un défaut de paiement après le 15 mars.

A l'issue d'un précédent bras de fer politique, démocrates et républicains avaient accepté en février 2014 de suspendre provisoirement l'obligation pour les Etats-Unis de maintenir leur dette publique sous un montant fixé par la loi.

Mais ce compromis expire au 16 mars, date à laquelle ce plafond sera réactivé. Le niveau de dette publique actuel (environ 18.100 milliards de dollars) deviendra alors mécaniquement le nouveau plafond légal qui s'imposera à l'exécutif américain.

Pour continuer à emprunter après cette date, l'administration Obama devra convaincre le Congrès, aux mains de l'opposition républicaine, de relever ce plafond ou recourir à des «mesures exceptionnelles» pour continuer à honorer ses engagements financiers.

«Seul le Congrès est en mesure d'augmenter la capacité d'endettement du pays et j'espère que le Congrès réglera cette question sans controverse et en évitant les stratégies jusqu'au-boutistes», a affirmé vendredi le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew dans une lettre aux dirigeants du Congrès.

«En conséquence, je demande respectueusement au Congrès de relever le plafond de la dette aussi vite que possible», a-t-il ajouté. En effet, un défaut de paiement ne menace pas immédiatement les Etats-Unis.

Les liquidités en réserve et les «mesures exceptionnelles», telles que l'arrêt de l'émission de certaines obligations, devraient permettre de tenir jusqu'en octobre ou en novembre, a récemment estimé le Bureau du Budget du Congrès (CBO).

Le débat sur le plafond de la dette revient à échéances régulières aux Etats-Unis où il a conduit à de graves crises politico-économiques, notamment à l'été 2011 quand l'agence Standard and Poor's avait privé le pays de son «triple A», inquiète d'un défaut de paiement du pays.

Cette question avait aussi contribué à la fermeture partielle des services publics («shutdown») en octobre 2013 pendant deux semaines après une nouvelle impasse politique.